L’Association de la presse étrangère en Côte d'Ivoire salue la mise en liberté des six journalistes ivoiriens

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – L’Association de la presse étrangère en Côte d’Ivoire (APECI) a salué mardi, la mise en liberté de six journalistes interpellés et détenus dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour publication de fausses informations et incitation des soldats à la révolte.

Dans une déclaration, la présidente de l’APECI, M’ma Camara, a salué la mise en liberté provisoire des six journalistes interpellés dimanche et auditionnés par la brigade de recherches de la gendarmerie nationale.

Toutefois, l’APECI a exprimé sa préoccupation sur la situation des conditions d’exercice du métier de journaliste en Côte d’Ivoire, avec l’inculpation des confrères après avoir été entendus par un juge d’instruction. Dans cette optique, l’APECI a demandé l’abandon des poursuites engagées contre eux.

Le directeur de publication de "Soir Info", Coulibaly Vamara, le correspondant de "Soir Info", Jean Bédel Gnago, le rédacteur en chef de "L’Inter", Hamadou Ziao, le directeur de publication de "Notre Voie", Bamba Franck Mamadou, le directeur de publication de "Le Temps", Gbané Yacouba et Ferdinand Bailly, journaliste dudit quotidien, avaient été interpellés et auditionnés pour "divulgation de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte" dans leur parution du samedi 11 février sur la mutinerie du 7 février des Forces spéciales.

Le procureur de la République, Richard Christophe Adou, avait indiqué que leurs agissements tombaient sous le coup des articles 69 alinéa 4 et 5 et 73 de la loi No 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse et 174 alinéa 2 du Code pénal, qui répriment la diffusion de fausses nouvelles, les incitations de militaires à l'insoumission et à la rébellion, les atteintes à l'autorité de l'Etat et la publication d'informations fausses se rapportant au secret de la défense et à la sûreté de l'Etat.

L’interpellation des six journalistes avait suscité une condamnation unanime des organisations professionnelles de journalistes qui avaient exigé leur libération immédiate.

-0- PANA BAL/TBM/SOC 14février2017

14 février 2017 20:36:33




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