L’Afrique invitée à investir dans le capital humain

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Les experts qui tiennent une réunion sur la situation économique de l’Afrique, à Addis-Abeba, en Ethiopie, invitent les dirigeants africains à investir dans le capital humain, en vue d'impulser le développement du continent.

Lors de cette réunion initiée par la Commission de l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA/ONU), les experts ont soutenu qu’"en investissant dans le capital humain, on contribue à faire en sorte que les citoyens soient à même de gagner leur vie en faisant partie de l’appareil de production de leur pays et que les investisseurs trouvent les compétences et les talents dont ils ont besoin".

Cet investissement contribue également à l’inclusion sociale et à l’insertion des jeunes dans la société, tout en jouant un rôle essentiel pour ce qui est de combler le fossé entre les sexes et de promouvoir la femme, ont souligné les experts.

L’éducation et le développement des compétences, en particulier pour les jeunes, sont primordiaux pour l’Afrique en raison du bénéfice qui en ressort pour l’éducation et de leur contribution à la lutte contre la pauvreté. Pour les experts,  les acquis positifs, quoique lents, obtenus en Afrique dans le domaine de l’éducation et de la santé ,constituent un premier pas vers la reconnaissance du capital humain en tant que moteur de développement et facteur susceptible de faire de l’Afrique un acteur-clef de la croissance mondiale.

Il n’en reste pas moins que l’Afrique est très à la traîne des autres régions du monde dans la plupart des domaines du développement humain, déplorent-ils.

De l’avis des experts, les problèmes les plus importants auxquels il convient de s’attaquer sont les suivants: les taux de pauvreté élevés du continent, les inégalités sociales et entre les sexes, l’accès limité à l’éducation et la qualité médiocre de l’enseignement, la prévalence d’épidémies telles que la tuberculose, le paludisme, le VIH/SIDA et la malnutrition.

Selon les statistiques, il y a 32 fois plus de décès dus au paludisme en Afrique qu’en Asie du sud-est et le taux de prévalence du VIH/SIDA est 16 fois plus élevé dans le premier cas que dans le second.

La rencontre des experts, qui prend fin ce dimanche, se tient en prélude à la 5ème réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème "Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale".

-0- PANA IT/TBM/IBA  25mars2012

25 mars 2012 16:55:49




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