L’Afrique confrontée à la qualité de l’enseignement , selon une étude

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Les pays africains ont réalisé des progrès en matière de scolarisation, mais peinent à obtenir la qualité de l’enseignement, indique un document sur la situation économique et sociale en Afrique en 2011 réalisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU) et la Commission de l’Union africaine (UA).

Selon ce document examiné par un  comité d’experts à Addis-Abeba, "l’accès à un enseignement de grande qualité est essentiel pour accroître la productivité de la main-d’oeuvre et accélérer la croissance économique et l’Afrique a accompli de solides progrès pour ce qui est d’accélérer la scolarisation des filles comme des garçons, notamment dans le primaire".

La plupart des pays africains ont réalisé la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et au Malawi, au Rwanda, au Sénégal et au Togo, entre autres, le nombre de filles dépasse celui des garçons, relève le document.

Sur les 36 pays africains pour lesquels les données existent pour 2008-2009, 16 ont réalisé des taux nets de scolarisation primaire supérieurs à 90 pc.

Le taux d’accroissement a été excellent entre 1999 et 2009, la scolarisation dans le primaire ayant progressé de huit points de pourcentage en Afrique centrale, en Afrique de l’Est, en Afrique australe et en Afrique de l’Ouest, contre 12 points de pourcentage en Asie du Sud.

Au Bénin, au Burkina Faso et au Mozambique, le taux net de scolarisation a grimpé de 25 points de pourcentage entre 1999 et 2009 et en  Ethiopie, le taux est passé de 50 pc en 1990 à 86,5 pc en 2010, indique l’étude.

Quant aux taux d’achèvement des études primaires, ils demeurent cependant trop faibles, du fait en partie de la médiocre qualité de l’enseignement.

Les experts lient également cette faiblesse au fait que des investissements dans les établissements d’enseignement et dans la formation des enseignements ne sont pas proportionnels aux efforts faits pour accroître les inscriptions.

S’agissant du secondaire et du supérieur, les experts estiment que les taux d’inscription restent à améliorer.

Démarrée jeudi, la rencontre des experts, qui prend fin dimanche, se tient en prélude à la 5ème réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui commence lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème "Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale".
-0- PANA IT/JSG/IBA 23mar2012

23 mars 2012 09:14:24




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