Khartoum lance un appel à l'aide humanitaire pour le Darfour

  Khartoum- Soudan (PANA) -- Après avoir exprimé leur inquiétude face à l'escalade de la situation humanitaire dans la région du Darfour dans l'ouest du Soudan, les autorités de Khartoum lancent un appel à la communauté internationale en faveur d'"une aide urgente et nécessaire" pour la région.
   "Les efforts en cours dans le Darfour ne peuvent porter leurs fruits tant que les groupes rebelles ne cesseront leurs raids qui menacent la paix et la stabilité dans le Darfour.
Et la communauté internationale doit doubler ses efforts pour apporter l'aide humanitaire urgente et nécessaire aux milliers de personnes touchées par la guerre" a déclaré le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué de presse publié lundi à Khartoum.
Le communiqué est manifestement une réponse aux deux rapports présentés récemment au Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation humanitaire désastreuse dans le Darfour où les atteintes aux droits de l'homme seraient répandues.
Pour la première fois depuis l'avènement du conflit en février 2003 entre les troupes gouvernementales et deux mouvements rebelles, les officiels de Khartoum ont reconnu lundi, l'existence d'une crise humanitaire là-bas, mains ont rejeté les accusations selon lesquelles le gouvernement avait encouragé le nettoyage ethnique.
Le Mouvement de libération du Soudan (SLM) et le Mouvement pour la justice et l'équité (JEM) dirigent la révolte des minorités indigènes Fur Massalite et Zaghawa dans le Darfour, pour mettre fin à leur marginalisation par le gouvernement.
   Plus de 100000 Soudanais ont fui vers le Tchad voisin et environ 1 million d'autres sont des déplacées internes.
Deux missions de haut niveau des Nations Unies sur les questions humanitaires et les atteintes aux droits humains ont effectué une tournée dans le Darfour et accusé les milices arabes appelées Janjaweed, soutenues par le gouvernement de Khartoum, d'incendier les villages et de pratiquer un nettoyage ethnique.
"Les situations humanitaires aggravées qui ont entraîné le déplacement de milliers de citoyens dans la région sont un résultat direct de la crise en cours, provoquée par les mouvements rebelles" a affirmé le ministère.
Il a toutefois nié que les violations des droits de l'homme dans la région étaient une campagne systématique orchestrée par un groupe spécifique et affirmé plutôt, que cela "relève d'actes de combats inévitables relatifs à la nature du conflit".

11 mai 2004 09:33:00




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