Kadhafi revient à la charge au dernier jour du sommet

Syrte- Libye (PANA) -- Le Guide libyen le colonel Mouammar Kadhafi est revenu à la charge ce mardi, sur l'idée d'un gouvernement continental plus apte, selon lui, que la Commission actuelle, à accélérer le processus d'intégration et d'unification du continent.
La PANA a appris que les consultations entreprises tout au long de la matinée de ce mardi, à l initiative du Guide libyen, hôte du sommet, ont eu pour finalité de faire adopter, séance tenante à Syrte, cette idée d'un gouvernement continental, tel que proposé par le Comité des Sept, présidé par l'Ougandais Yoweri Museveni.
On rappelle que ce débat qui avait occupé la veille, avec la réforme du système des Nations-unies, l'essentiel des travaux à huis clos du sommet de Syrte, avait été tranché par un compromis consistant à poursuivre les études préalables, pour en faire de nouveau rapport, au prochain sommet de janvier 2006, a Addis- Abeba.
Le Comité des Sept présidé par l'Ouganda, est également composé du Sénégal, de l'Ethiopie, de la Zambie, de la Tunisie, du Tchad et du Nigeria.
La PANA a appris que cette proposition exposée à huis clos, dès le premier jour de la conférence, consiste à créer à l'échelle africaine, un gouvernement continental regroupant sept à huit départements ministériels réputés incolores politiquement.
Au nombre de ces portefeuilles, un ministre (ou Secrétaire selon la dénomination anglo-saxonne) fédéral de l'Environnement, de la Santé, de l'Energie, de l'Education (volet Enseignement supérieur), de la Recherche scientifique, de la Culture et des Infrastructures.
Les Affaires étrangères et le Commerce extérieur d'une part, la Sécurité et la Défense de l'autre, jugés politiquement plus sensibles, bénéficieraient de deux Coordonnateurs, à raison d'un pour chaque département.
La finalité de cette réforme, avait expliqué à huis clos l'Ougandais Museveni, c'est de déléguer tous les pouvoirs requis, à une haute autorité politique continentale, en mesure de faire injonction, au besoin, aux ministres nationaux, afin de pouvoir faire avancer à chaque fois que nécessaire, les projets et programmes continentaux.
Les dix Commissaires élus à Maputo en juillet 2003, étant fortement limités dans leurs pouvoirs par les textes actuels de l'Union africaine, il est question, soit de les confiner en autant de directeurs de projets et programmes, soit de les promouvoir à ces hauts niveaux de responsabilités politiques, l'essentiel étant que le pouvoir réel de décision soit élargi et effectif au niveau continental.
Dans cet ordre d'idée, la PANA a appris que le président actuel de la Commission de l'UA devrait être érigé en Super Premier ministre, ayant en charge de coordonner l'activité de ces hautes autorités politiques.
Ce sont ces réformes-là, qui se sont heurtées à huis clos, à une forte résistance pilotée par le président Thabo Mbeki d'Afrique du Sud, au point que l'unique compromis trouvé lundi, au terme de plus de trois heures de débats, fut de différer toute idée de réformes, le temps de nouvelles études, dans les six mois à venir.
C'est dans ce contexte que sont intervenues ce mardi, jusqu'en fin de matinée, les ultimes tentatives du colonel Kadhafi, épaulé par certains membres du Comité des Sept, sous la forme de consultations restreintes avec les plus irréductibles.
Un baroud d'honneur qui devrait se conclure dans l'après-midi, à la reprise de l'ultime séance à huis clos devant précéder la clôture du sommet.

05 juillet 2005 13:53:00




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