Hommage au rôle de la Libye dans l'adoption de la Journée mondiale des victimes sexuelles durant les conflits

Tripoli, Libye (PANA) - Le Fonds de traitement de la situation des victimes de violences sexuelles pendant les conflits a salué le rôle de la Société civile en Libye et de l'ancien ministre de la Justice, Salah al-Merghani, pour l'adoption pour la première fois  par les Nations unies de la Journée mondiale contre les violences sexuelles pendant les conflits, célébrée le 19 juin, ainsi que la nomination d'une Haute représentante du Secrétaire général de l'ONU, Mme Zainab Bangura, qui a pris en charge les affaires du Bureau de lutte contre les violences sexuelles pendant les conflits.

Dans un communiqué repris mardi par les journaux libyens, le Commissaire général du Fonds a souligné que ces efforts ont abouti à l'appel pour le premier Sommet mondial à Londres, afin de mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits, rappelant que ces efforts ont été lancés pour dénoncer "l'exploitation par le tyran Kadhafi du viol comme une arme pour réprimer la révolution" et en accompagnement des efforts internationaux qui œuvraient dans cette direction.

Mais pour le Commissaire du Fonds, les efforts libyens ont "institué l'un des principaux moteurs de la mobilisation mondiale, malgré la difficulté de traiter ce sujet dans un climat social dominé par la culture extrêmement conservatrice, en particulier avec l'émergence de chiffres excessifs qui ont troublé l'opinion publique sur le nombre de victimes, en dépit du fait que ce sont les femmes, les jeunes et les enfants qui sont blessés".

"Il était difficile de croire dans un pays conservateur comme la Libye que soit utilisée cette arme (violences sexuelles), au point que quelques extrémistes ont nié les faits bien que le bureau du Procureur général ait obtenu les preuves à partir des témoignages des victimes et sur lesquels, on s'est basé dans la formulation des chefs d'accusation contre les anciens symboles du régime relatifs au viol et à l'incitation au viol et les crimes contre le peuple libyen", indique le communiqué.

Le document souligne qu'"à un moment où la Libye après la victoire de la révolution a élevé les martyrs et les blessés, un rideau de silence voile les victimes de l'arme du viol, dont l'impact ne se limite pas à meurtrir le corps et l'esprit de la victime, mais devient plutôt une fissure et des mines dans le corps de la nation tout entière, qui peut exploser avec des conséquences désastreuses s'il n'est pas traité au moment opportun".

Le communiqué rappelle que le projet de loi présenté par l'ancien ministre de la Justice, Salah al-Merghani, au Congrès général national, qui reconnaît les victimes de viol au cours de la révolution comme "victimes de guerre" ayant les mêmes droits et privilèges établis par l'État pour les autres victimes de la guerre, est la première loi dans le monde reconnaissant les victimes de viol pendant les conflits armés comme des victimes de la guerre.
-0- PANA BY/JSG/IBA 21juin2016

21 juin 2016 11:21:37




xhtml CSS