Henri Lopes explique les raisons de sa candidature à l'OIF

Paris- France (PANA) -- les Etats africains tiennent "à jouer leur rôle de membres actifs de l'Organisation et à y faire valoir tous leurs droits", a déclaré, à Paris, M.
Henri Lopes, le candidat congolais au secrétariat général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
"Je crois que la solution n'interviendra pas à la suite d'une confrontation, mais à la suite d'échanges entre "personnes de bonne compagnie", a souhaité, au cours d'un entretien exclusif accordé à la PANA, M.
Lopes, actuellement ambassadeur de son pays, le Congo dans la capitale française.
L'élection du futur secrétaire général de l'OIF, indique-t-on, aura lieu lors du sommet de l'Organisation en octobre prochain à Beyrouth au Liban.
"Ma candidature, qui remonte, du reste, à la période avant le sommet de Hanoi, a été suscitée par de nombreux pays autres que le Congo qui ont estimé que je présente le profil adéquat, au regard de mon expérience internationale", a confié Henri Lopes, expliquant que son action d'homme politique et d'écrivain s'est toujours mise au service de l'idéal francophone.
Il affirme avoir, tout au long de sa longue carrière internationale, noué diverses relations dont une partie avec plusieurs chefs d'Etat qui l'honorent de leur amitié ainsi que de nombreux ministres en charge de la francophonie.
"Cela me donne un atout fort utile pour l'accomplissement de mon mandat à la tête de l'OIF, si j'étais élu", a ajouté le diplomate congolais, qui a bénéficié de promesses de soutien de 22 pays africains francophones lors du récent sommet de l'OUA à Lusaka en Zambie.
"Ma conviction, c'est que les pays africains membres de la Francophonie désirent avoir à la tête de cette Organisation un africain originaire de l'Afrique sud-saharienne", a estimé M.
Lopes, qui fut longtemps directeur général adjoint, au titre de l'Afrique, à l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO).
Interrogé sur ses chances d'être élu au cas où M.
Abdou Diouf venait à faire acte de candidature, l'écrivain diplomate a révélé que l'ancien chef de l'Etat sénégalais, qu'il a rencontré à son domicile parisien, lui a assuré qu'il n'était pas candidat.
"Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait fait part, dès janvier, dans une lettre au président Sassou, de son intention de soutenir ma candidature et je n'ai pas été surpris par la confirmation de ce soutien à son retour de Lusaka", a-t-il insisté.
En l'absence d'autres prétendants au fauteuil, les chefs d'Etat et de gouvernements des pays membres de la Francophonie devraient départager, l'Egyptien Boustros Boutros-Ghali, secrétaire général sortant, âgé de 79 ans, candidat à sa propre succession, et le Congolais Henri Lopes, son cadet de 15 ans.

18 juillet 2001 19:46:00




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