Ghassan Salamé déplore qu’une partie des richesses de la Libye soit pillée et amenée à l’étranger

Tripoli, Libye (PANA) - L’Envoyé de l'Onu en Libye, Ghassan Salamé, a affirmé que la Libye n'a pas la possibilité de préserver ses richesses nationales, assurant qu’"il y a une partie de cette richesse représentée par le pétrole et d'autres produits subventionnés qui font l’objet d’un trafic vers à l'étranger".

Intervenant lors du Forum national libyo-libyen, qui s’est ouvert mardi dans la capitale Tripoli, il a affirmé que la dilapidation de la richesse en Libye se fait de diverses manières: "Il y a ceux qui dépensent de l'argent dans des choses non adéquates en Libye et il y a ceux dont la salive dégouline quand il voit les avoirs libyens à l'étranger", soulignant que "la Mission de l'Onu suit de près cette situation et travaille à restaurer l'indépendance de la Libye".

S’adressant à l’assistance, M. Salamé a indiqué que "la Mission (de l’Onu) œuvre à préserver vos richesses nationales, vos frontières et à vous inciter à mieux gérer vos avoirs à l’étranger (…). Nous faisons beaucoup, mais nous vous assurons que c'est notre devoir (...) et nous travaillons pour restaurer l'indépendance de la Libye".

Il a expliqué que la Libye "doit protéger les frontières, arrêter les interventions étrangères, mettre fin à la contrebande, chercher une constitution et organiser des élections crédibles dans ce pays".

Les rencontres du Forum national libyen, parrainé par la Mission d'Appui des Nations unies en Libye (Manul), ont été lancées jeudi dans les villes de Zouara (ouest) et Benghazi (est) et se poursuivent dans plusieurs villes du pays avec l'objectif de parvenir au consensus sur différents points de divergence entre les Libyens, au moment où le processus politique s'est engagé dans une impasse.

La participation au Forum est accessible à tous les segments de la société libyenne de toutes les régions et à toutes les composantes, afin de parvenir à un consensus sur un certain nombre de questions.

On rappelle que le Plan de règlement de crise proposé par le représentant du Secrétaire général de l'Onu et chef de la Manul, en septembre 2017, porte sur trois étapes s'étalant sur une année et comprenant la révision de l'Accord politique, la tenue d'une Conférence inclusive, l'adoption d'une Constitution et l'organisation d'élections générales.

Au regard de l'impasse dans laquelle se trouve l'initiative onusienne, tous les protagonistes s'orientent actuellement vers l'option des élections générales afin de doter le pays d'une nouvelle majorité jouissant d'une légitimité des urnes, comme solution pour mettre fin à la crise.
-0- PANA BY/BEH/IBA 10avr2018

10 Abril 2018 14:25:05




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