Gbagbo se saisit de l'incident d'Abobo pour réclamer le départ de l`Onuci

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - Le président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a réitéré samedi sa demande de voir partir l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) déployée depuis 2004 pour veiller au maintien de la paix.

Cette exigence, exprimée depuis le 18 décembre dernier, a été remise sur la table par Laurent Gbagbo, avec les derniers incidents survenus entre des convois de l’ONUCI et des jeunes pro-Gbagbo la semaine dernière dans la commune populaire d’Abobo où deux jeunes ont été blessés « par balles ».

"Effectivement, l’ONUCI a tiré sur nos concitoyens, deux de nos concitoyens que vous avez vus à la télévision, qui sont aujourd`hui à l`hôpital militaire d`Abidjan », a déclaré M. Gbagbo à la télévision publique RTI, affirmant que l’ONUCI n’a pas le droit d’effectuer une intervention de ce genre.

« Ce n’est pas le rôle des forces de l`ONU de tirer sur les citoyens, ce n`est même pas leur rôle de faire la guerre. Leur rôle est de rassurer, or, depuis un moment, elles ne rassurent plus. Aujourd’hui, quand l’ONUCI  tire sur des civils, ce n’est pas normal et c’est pourquoi je demande leur départ. Je demande vraiment le départ de l`ONUCI et le départ de la "Licorne" qui les accompagne», a-t-il exigé.

Indiquant avoir recommandé à ses partisans de laisser les Casques bleus «  tranquilles », Laurent Gbagbo ajoute avoir demandé le départ de l’ONUCI par la voie diplomatique : « nous allons obtenir leur départ définitif par la voie diplomatique, mais il faut qu`ils partent, sinon, les dérapages de ce genre vont aller en grandissant et nous ne pouvons pas l`accepter», a-t-il prévenu.

L’ONUCI composée de 9.000 hommes, est appuyée par 900 soldats français de l’opération "Licorne".

Depuis le retranchement du camp Ouattara dans un hôtel de luxe à Abidjan, 600 à 800 Casques bleus ont été déployés sur le site de l’hôtel pour assurer sa sécurité.
-0- PANA GB/SSB/IBA 02janvier2011

02 janvier 2011 10:08:52




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