Gambie : "les MGF ne sont pas une pratique islamique" -(vice-présidente gambienne)

Banjul, Gambie (PANA) - La vice-présidente gambienne, Aja Fatoumata Tambajang Jallow, a déclaré à un forum international sur les Mutilations génitales féminines (MGF) à Banjul, que cette pratique n'était pas islamique.

La vice-présidente a indiqué être parvenue à cette conclusion après avoir effectué des recherches sur ce phénomène.

La vice-présidente a fait cette déclaration, mardi, lors d'un forum marquant la Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des Mtilations génitales féminines, organisé par l'association Wassu Kafo.

Selon elle, au niveau communautaire, on nous dit que c'est une question religieuse à laquelle il ne faut pas toucher. "Ce n'est pas une pratique islamique ou recommandée par la Sounnah comme l'affirment certains", a soutenu la vice-présidente.

Mme Tambajang a ajouté que la lutte de la Gambie pour mettre fin aux MGF dure depuis des décennies, sous la houlette de plusieurs responsables, comme le bureau de la Condition féminine et elle-même.

Elle a déclaré qu'ils ont interprété la discrimination de toutes sortes de violence faites aux femmes à travers le prisme des MGF, en ajoutant que les stratégies déployées ne constituaient pas la bonne approche jusqu'à un certain point et qu'elle s'était rendue compte qu'il fallait changer de stratégies dans leurs rapports avec les communautés.

Selon elle, il faut également surmonter l'obstacle de la non-application des lois favorisé par le manque de ressources faisant que "les mères continuent à faire exciser leurs filles pour les préparer au mariage, mais qu'ici elles violent leurs droits".

Elle a révélé que le taux de prévalence des MGF est de 75% selon les statistiques de l'UNICEF et qu'elles sont plus élevées en milieu rural qu'en milieu urbain".
-0- PANA MSS/VAO/FJG/IS/IBA 07févr2018

07 فبراير 2018 16:15:24




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