France : RFI soulagée par la libération imminente de son correspondant Ahmed Baba

Paris, France (PANA) – La direction de Radio France Internationale (RFI) s’est dite satisfaite après le verdict rendu, jeudi, par la Cour d’appel militaire de Yaoundé sur le sort de son correspondant en langue haoussa au Cameroun, Ahmed Baba.

« La Cour d’appel militaire de Yaoundé a rendu, ce jeudi 21 décembre, son jugement et condamné Ahmed Abba à 24 mois de prison, mais après 29 mois de détention depuis son incarcération, le 30 juillet 2015, il est libérable sans délai. La Direction de RFI est soulagée à la perspective de cette libération imminente permise par la justice camerounaise», s’est félicitée la radio internationale, dans un communiqué de presse rendu, public jeudi.

La Direction de RFI, tout en remerciant les divers soutiens d’avoir toujours été présents aux côtés de son correspondant pendant cette épreuve, se réjouit qu’Ahmed Abba puisse recouvrer la liberté après 875 jours passés en prison.

Pour la radio France Internationale, en dépit de cette condamnation déjà soldée par les années passées en détention, Ahmed Abba n’a fait que son travail de journaliste.

«Ahmed Abba a été relaxé de l’accusation de «blanchiment de produits du terrorisme». Seule la charge de «non dénonciation d’actes terroristes» a été retenue par la Cour. L’énoncé du jugement tire les conséquences des audiences en appel qui ont permis de prouver la vacuité du dossier d’accusation sur des faits supposés qui avaient valu, en première instance, à Ahmed Abba d’être condamné à 10 ans de prison», a indiqué RFI.

Le correspondant en langue haoussa au Cameroun de RFI, Ahmed Baba, a été condamné, le 30 juillet 2015, à dix ans de prison et a une amende d'environ 85 000 euros pour "non dénonciation d’actes terroristes" après avoir été arrêté à Maroua dans le Nord du Cameroun pour "collaboration présumée" avec la secte terroriste Boko Haram.
  
Mais les avocats du journaliste, estimant que le dossier ne démontrant aucunement les charges retenues, ont immédiatement interjeté appel, et la direction de RFI n’a cessé de clamer l'innocence de son correspondant.

Le procès d'Ahmed Abba a été ajourné, de nombreuses fois, pendant plus d’un an pour des raisons aussi diverses comme l’impossibilité de produire des témoins à charge, le rejet de la compétence des experts, l’absence du juge principal, ou encore des délais non respectés.

Toutes les demandes de libération sous caution de ses avocats ont été systématiquement ignorées et sa détention s'est prolongée.

Après 15 mois de procès en février 2017 devant le Tribunal militaire de Yaoundé, les charges principales de "complicité d’actes terroristes" et d’"apologie", passibles de la peine de mort, ont été écartées, de même que la réclusion à perpétuité.
-0- PANA BM/IS 22déc2017

22 décembre 2017 18:38:48




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