Fourniture de services de soutien de l'UNICEF à la prétendue victime violée en RCA

New York, Etats-Unis (PANA) - Des fonctionnaires du Fonds des Nations-unies pour l'enfance  (UNICEF) ont rencontré une jeune fille vivant en République centrafricaine (RCA), qui aurait été violée par un officier de Police de l'ONU, a déclaré le directeur exécutif de l'UNICEF, Anthony Lake, dans un communiqué transmis à la PANA à New York, lundi.

M. Lake a également déclaré que "l'UNICEF va lui fournir toute l'aide possible, y compris l'assistance médicale et le soutien pour faire face à l'impact psychologique de l'épreuve".

«Nos collègues de l'UNICEF en République centrafricaine (RCA) ont rencontré la jeune
fille, qui aurait été violée par un officier de Police de l'ONU, tout en respectant l'intégrité de l'enquête sur l'incident et il est clair que cet enfant a subi une épreuve brutale", ont-ils déclaré.

Il a noté que "l'UNICEF en RCA offre à la victime et à sa famille, toute l'aide possible, y compris l'assistance médicale, le soutien pour faire face à l'impact psychologique de cette agression et des conseils juridiques".

"Notre espoir est que le processus de guérison pour cette jeune fille puisse maintenant commencer. Il est également important qu'elle dispose d'une intimité absolue pour qu'elle ne souffre pas davantage de détresse», a conclu le chef de l'UNICEF.

La PANA à New York indique que l'annonce de l'UNICEF fait suite à une vague d'actions au plus haut niveau de l'ONU, après que les allégations d'abus et d'exploitation sexuelle ont été révélées en début de semaine dernière par l'organisation de défense des droits humains, Amnesty International, concernant des soldats de la paix des Nations-unies servant dans le cadre de la Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée de l'ONU en République centrafricaine (MINUSCA).

Dans la foulée de ces révélations, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a promis une action décisive et a immédiatement annoncé qu'il avait accepté la démission du chef de la MINUSCA, le général Babacar Gaye et qu 'il avait prévu une réunion urgente avec les chefs de toutes les opérations de maintien de la paix des Nations-unies et les commandants des forces, ainsi qu'une séance à huis clos spéciale du Conseil de sécurité des Nations-unies sur la question.

La PANA a appris que Ban a fait part aux membres du Conseil de sécurité de sa «détresse et de sa honte suite aux informations faisant état d'exploitation sexuelle et d'abus de pouvoir des forces de l'ONU, de la Police ou du personnel civil".

Le chef de l'ONU a déclaré: "Même une seule allégation représente une entame sérieuse à la réputation de notre institution, nous devons aussi garder à l'esprit les dégâts profonds qui risquent d'affecter la crédibilité qui entoure la façon dont nous menons les mandats qui nous sont confiés par ce Conseil".

Il a également exprimé sa frustration face à ce qu'il a décrit comme des «sanctions trop clémentes pour ces actes graves qui affectent des hommes, des femmes et, trop souvent, des enfants, indiquant que "l'absence de poursuite pour responsabilité pénale pour les crimes sexuels équivaut à l'impunité".

"Engageons-nous à faire plus, beaucoup plus ensemble pour protéger les civils et respecter les valeurs de l'Organisation des Nations-unies", a ajouté le Secrétaire général.
-0- PANA AA/VAO/AKA/IS/IBA 17août2015

17 août 2015 15:57:45




xhtml CSS