Forte présence libyenne dans trois secteurs économiques du Mali

Bamako- Mali (PANA) -- La Libye est plus que présente dans de nombreux secteurs économiques du Mali où ses investissements opérés par la Société Libya Africa Financial Company (Laaico) touchent principalement l'hôtellerie, les hydrocarbures, le domaine agricole et les infrastructures.
Et les chiffres parlent d'eux-mêmes: plus de 50 milliards de francs CFA dans l'hôtellerie, 56 milliards à l'Office du Niger (vaste zone rizicole, dans le centre du pays) pour l'aménagement de 100.
000 hectares et 53 milliards de francs CFA pour la Cité administrative de Bamako.
Baptisée "Cité administrative Mouammar Kadhafi", elle abritera la Primature ainsi que l'essentiel des départements ministériels, mais aussi les directions de certaines structures administratives.
Très présente dans le secteur de l'hôtellerie, Laaico a pu acquérir la plus grande structure hôtelière du pays, à savoir l'hôtel LAAICO-de-l'Amitié et l'ex-hôtel Kimpeski, rebaptisé "Hôtel El Farouk", situé en bordure du fleuve Niger.
Les opérateurs économiques libyens ont aussi racheté l'hôtel Azalaï de Tombouctou, dans le Nord et Mariétou Palace, de l'ex-richissime homme d'affaires malien Babani Foutankè Sissoko, pour environ six millions d'euros.
Cet établissement, également en bordure du fleuve Niger et dont les travaux sont en phase de finition, sera inauguré dans le courant de cette année.
«Ces investissements libyens dans l'hôtellerie sont estimés à plus de 50 milliards de francs CFA», a déclaré le directeur général de l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie (Omatho), Oumar Balla Touré.
Selon lui, cet hôtel constituera, dans les mois à venir, un véritable "mirador" pour la capitale malienne, soulignant que cet ambitieux projet prévoit l'aménagement et l'embellissement des berges du fleuve Niger sur près de deux kilomètres.
Ces investissements libyens dans le secteur de l'hôtellerie, assurent les autorités maliennes, occasionneront la création d'environ 700 emplois directs.
La Libye s'est également engagée à construire deux tours jumelles, 30 bungalows, une base nautique et un Village artisanal et à aménager les berges du fleuve Niger à Bamako.
Les investisseurs libyens sont également très présents dans le secteur bancaire à travers la Banque commerciale du Sahel (BCS) dont le capital s'élève à 10 millions d'euros.
Une banque qui s'est surtout spécialisée dans le micro crédit.
S'y ajoute la Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (Sonatam), qui a été sauvée de la faillite par les fonds libyens pour environ 70 millions d'euros.
Ces deux activités bénéficieront de l'encadrement d'un Bureau populaire d'investissement créé par des privés libyens à Bamako.
Un de ces privés vient d'installer une petite unité de concassage de pierres dans la région de Koulikoro (sud) pour un coût de 2 millions d'euros.
Dans le secteur pétrolier, les Libyens sont aussi présents.
Les stations de la chaîne pétrolière Oilibya sont de plus en plus visibles au Mali.
Dans le domaine agricole, Malibya Agriculture, un vaste projet d'aménagement de 100.
000 ha a été lancé à l'Office du Niger, une vaste zone rizicole.
Dédiée au développement agricole du Mali, Malibya Agriculture prévoit de grands travaux d'aménagement à l'Office du Niger en vue de la production de riz hydride dont les prévisions dépassent largement le rendement habituel à l'hectare, en collaboration avec le Centre national chinois du riz hybride.
L'entreprise chinoise CGC s'époumone à exécuter pour 55 millions de dollars le premier volet du projet, qui est relatif à l'agrandissement du canal d'approvisionnement en eau et au bitumage d'une route de 40 kilomètres dans la zone de Macina, précisément à Bougouwéré.
Ce premier volet devrait commencer avec l'aménagement d'une tranche de 25.
000 hectares, alors qu'aujourd'hui ce sont les travaux de 17.
000 ha qui ont été engagés, ce qui a nécessité le creusement d'un gigantesque canal de deux lots.
De passage récemment à Bamako, le directeur de Cabinet de guide Mouammar Kadhafi et Président-directeur général du Fonds d'investissement libyen au Mali, Bachir Saleh Bachir, avait assuré que son pays comptait aussi investir dans la cimenterie, l'électrification et l'extraction du phosphate.
«Nous allons diversifier nos domaines d'investissement au Mali avec la construction de micro-barrages, de puits à grand diamètre ou encore la réouverture du canal de Tombouctou», avait-il déclaré en substance, ajoutant que son pays entendait «investir sans réserve au Mali».

10 octobre 2010 12:31:00




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