Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Aucune information n'a filtré à l'issue de la réunion, dimanche à Nouakchott, la capitale mauritanienne, du panel de cinq chefs d'Etat constitué par l’Union africaine (UA) pour trouver une solution pacifique à la crise post-électorale ivoirienne, a constaté la PANA.
Les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, burkinabé Blaise Compaoré, sud-africain Jacob Zuma, tchadien Idriss Deby Itno et tanzanien Jakaya Kikwete, se sont réunis pendant près de 7 heures pour prendre officiellement connaissance d’un rapport préliminaire établi par les experts du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS/UA), qui ont séjourné à Abidjan du 6 au 10 février.
Au cours de ce voyage, les experts du CPS/UA ont rencontré les protagonistes de la crise ivoirienne, Laurent Gbagbo et Alassane Ouatara, ainsi que les membres de la Société civile.
Les membres du panel devaient officiellement se rendre ce lundi à Abidjan.
Contesté par les partisans de Laurent Gbagbo, le président Compaoré aurait renoncé au voyage de la capitale économique ivoirienne.
Ainsi, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), compétente en matière de gestion des conflits sous- régionaux, suivant les règles de l’Union africaine (UA), ne serait pas représentée dans la délégation du panel qui doit se rendre à Abidjan.
L’organisation sous-régionale, rappelle-t-on, avait menacé d’user "de la force légitime" pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir et avait suspendu sa menace à la réussite de la mission de l'UA.
A la suite du désistement du président du Burkina Faso, les autres membres du panel africain ont quitté Nouakchott en ordre dispersé et aucun départ pour Abidjan d’un chef d’Etat n’a été publiquement annoncé.
Ce qui fait penser aux observateurs à un échec de la mission du fait de divergences au sein du panel.
-0- PANA SAS/JSG/IBA 21fév2011