Fin d’un sommet régional sur un statu quo dans l'approche de la crise au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - Un communiqué final du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) tenu, jeudi, à Dar-Es-Salaam, en Tanzanie, renouvelle simplement la confiance et encourage l’ancien président tanzanien, Benjamin William M’Kapa, dans ses efforts visant à arracher des compromis négociés aux protagonistes de la crise politique de plus d’un an au Burundi.

"Pas de sanctions" pour le moment auxquelles s'attendaient certains dans différentes opinions à Bujumbura, à la veille du 17ème Sommet extraordinaire de la Communauté Est-africaine qui pilote la médiation dans la crise au Burundi.

Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, n'avait pas fait le déplacement de Dar-Es-Salaam, se faisant représenter par son ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe, pour des raisons inexpliquées.

Les présidents tanzanien, John Pompe Magufuli, ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, rwandais, Paul Kagamé, ont pris part en personne au sommet qui s’est encore penché sur le partenariat avec l’Union européenne (UE), ainsi que la demande d’adhésion du Soudan du Sud en tant que sixième Etat membre de la CAE, indique le communiqué final.

Le chef de l’Etat kényan, Uhuru Kenyatta, n’a pas fait le déplacement de Dar-Es-Salaam et a délégué son adjoint, William Ruto, là aussi pour des raisons inexpliquées.

Les participants au sommet ont demandé au médiateur de convoquer de nouvelles sessions du dialogue inter-burundais qui est au point mort depuis le mois de juillet dernier.

Un gouvernement d’union nationale aurait déjà la faveur de la sous-région pour tenter de mettre fin à la crise burundaise qui n’a que trop duré, avec son cohorte de morts et d’exilés involontaires.

Les parties prenantes ont déjà étalé au grand jour leurs divergences sur un gouvernement d’union nationale dont certains veulent «sans l’actuel chef de l’Etat burundais», d’autres «sans aucun membre de l’opposition» ayant trempé dans le mouvement insurrectionnel de 2015 contre le troisième mandat présidentiel et la tentative de putsch militaire qui a suivi.

Au lendemain du énième sommet régional sur le Burundi, l’opposition a même relancé ouvertement les hostilités par un appel aux Burundais à compter sur leurs propres forces pour changer la donne politique dans le pays.

Concernant d'autres dossiers à l'agenda du sommet, un moratoire de trois mois a été demandé par les chefs d'Etat de la CAE avant de renouveler l’Accord de partenariat avec l’UE, tandis que la demande d’adhésion du Soudan du Sud à la Communauté de libre échange a été acceptée, indique toujours le communiqué final.
-0- PANA FB/IS/IBA 09sept2016

09 septembre 2016 13:28:42




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