Paris- France (PANA) -- Une réunion d'évaluation du projet spécial "Femmes, Enseignement supérieur et Développement" s'est ouverte lundi à Paris en présence de représentantes d'ONG, d'enseignantes des universités ainsi que de fonctionnaires en charge de ce secteur à l'UNESCO.
Ce projet avait été lancé par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture au lendemain du sommet mondial sur les femmes, tenu en 1995 à Beijing (Chine), afin de leur garantir les mêmes chance d'accès à l'enseignement que les hommes, rappelle-t-on.
"Cette réunion est pour nous d'une importance capitale puisque c'est la première fois que nous regroupons ensemble les responsables des six chaires créées à travers le monde pour s'occuper des questions touchant aux femmes et à leur implication dans le développement", a déclaré à la PANA, Mme Breda Palvic.
Mme Palvic, qui est de la Division des femmes, de la jeunesse et des stratégies spéciales à l'UNESCO, a souhaité que cette réunion d'évaluation permette, outre l'échange d'expériences entre les participants, une identification claire des obstacles au fonctionnement des chaires consacrées aux problèmes des femmes.
Répondant à ce voeu, les responsables des chaires installées en Afrique ont insisté sur les difficultés financières auxquelles elles sont confrontées.
"C'est une très bonne initiative que de créer une chaire pour permettre un meilleur accès des femmes aux sciences et aux technologies, surtout en Afrique, mais la bonne volonté à elle seule ne suffit pas, il faut de l'argent", a confié le Pr Abah Andam.
Ce titulaire de la chaire UNESCO pour l'accès des femmes aux sciences et techniques en Afrique de l'Ouest exprimait ainsi la crainte de voir son institution, installée à Accra, au Ghana, disparaître faute de moyens financiers.
Au cours des discussions, qui dureront deux jours, les participants espèrent identifier les voies de solutions à cette lancinante question du financement qui a dominé tous les débats du premier jour des travaux.