Evaluation de la capacité de réaction au terrorisme en Afrique

Nairobi- Kenya (PANA) -- Des spécialistes onusiens en matière de lutte contre le terrorisme étaient attendus lundi à Nairobi pour une visite destinée à évaluer les capacités du Kenya dans le cadre de la lutte engagée par les Nations-unies contre le terrorisme.
La délégation, qui effectue ainsi sa deuxième visite du genre, est conduite par le directeur du Comité de lutte contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations-unies, Javier Rupérez, apprend-on à Nairobi de source diplomatique.
Cinq jours durant, ces spécialistes s'attacheront à évaluer l'application de la résolution 1373 du Conseil de sécurité, adoptée à la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-unis.
Cette résolution exige que les pays prennent un certain nombre de mesures pour renforcer leurs capacités juridiques et institutionnelles en vue de contrer les activités terroristes aux niveaux national, régional et international.
Elle demande aux Etats membres de l'ONU de refuser toute forme de soutien aux groupes terroristes, mais aussi de coopérer dans le cadre des investigations, des arrestations et des poursuites lancées contre les terroristes et leurs complices.
Les autorités kenyanes ont introduit, en 2003 devant le Parlement, une loi sur la répression du terrorisme, mais le projet a été violemment critiqué par les militants des droits de l'Homme.
Dans sa dernière évaluation des méthodes terroristes à travers le monde, le gouvernement de Washington a déclaré qu'un petit nombre de militants du groupe Al Qaida opèrent en Afrique de l'Est et représentent la plus "grande menace" pour les intérêts américains dans la sous-région.
Cependant, un rapport du Département d'Etat publié la semaine dernière félicite les gouvernements de la sous-région (Kenya, Tanzanie et Ouganda) pour leur collaboration étroite avec les Etats-unis en vue de juguler cette menace.
Le rapport indique qu'en dépit de l'augmentation du nombre d'attentats enregistrés l'année dernière, l'Afrique de l'Est ne semble plus être un centre pour les activités terroristes, mais il épingle la Somalie où l'insécurité persistante a empêché le gouvernement intérimaire de ce pays de s'installer et d'asseoir son autorité.
Les Etats-unis ont estimé que le chaos en Somalie en fait "un lieu potentiel de transit ou de lancement de leurs opérations par les terroristes internationaux".

02 mai 2005 16:07:00




xhtml CSS