Etats-Unis: "Le monde doit faire des progrès plus rapides pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en 2030", selon des Responsables de l'ONU

New York, États-Unis (PANA) - Deux hauts responsables des Nations Unies ont déclaré que le monde doit exiger des mesures et faire des progrès plus rapides pour mettre fin à la mutilation génitale féminine et la coupe (MGF/C) en 2030.

«En 2017, nous demandons aux gouvernements de promulguer et d'appliquer des lois et des politiques qui protègent les droits des filles et des femmes et empêchent les MGF/C», selon un communiqué conjoint publié lundi par le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Dr Babatunde Osotimehin, et le Directeur exécutif de l'UNICEF, Anthony Lake, lors de la Journée internationale de la tolérance zéro pour l'excision en 2017.

Ils ont déclaré : «Cela signifie qu'il faut créer un meilleur accès aux services de soutien pour les personnes qui risquent de souffrir de MGF/C et celles qui y ont survécu. Cela implique aussi une plus grande demande pour ces services, en fournissant aux familles et aux communautés des informations sur les dommages causés par les MGF/C et les avantages qui en découlent en y mettant fin.

«Et finalement, cela signifie que les familles et les communautés prennent des mesures elles-mêmes et refusent que leurs filles supportent la violation de MGF/C.

«Faisons de cette génération celle qui abolit une fois pour toutes les MGF/C - et ce faisant, contribuera à créer un monde meilleur et plus sain pour tous».

Les responsables affirment que «l'excision endommage irrémédiablement les corps des filles, inflige des douleurs atroces, cause un traumatisme émotionnel extrême qui peut durer toute une vie. Elle augmente le risque de complications mortelles pendant la grossesse, le travail et l'accouchement, mettant en danger à la fois la mère et l'enfant, prive les filles de leur autonomie et viole leurs droits humains», ajoutant que «les MGF reflètent le faible statut des filles et des femmes, renforcent l'inégalité du genre, alimentent les cycles inter-générationnels de discrimination et de préjudice.

Et en dépit de tous les progrès que nous avons faits pour abolir cette pratique violente, des millions de filles - dont beaucoup ont moins de 15 ans - seront obligées de la subir cette année seulement. Malheureusement, elles rejoindront les quelque 200 millions de filles et de femmes du monde entier qui vivent déjà avec les dégâts causés par les MGF/C et dont les communautés sont déjà affectées par son impact.

Selon le communiqué : «En 2015, les Objectifs du développement durable ont reconnu le lien étroit qui existe entre la MGF/C, l'inégalité entre les sexes et le développement - et ont relancé l'action mondiale pour mettre fin à la MGF/C en 2030.

«En 2016, plus de 2 900 communautés, représentant plus de 8,4 millions de personnes vivant dans des pays où le FNUAP et l'UNICEF travaillent ensemble pour mettre fin à l'excision, ont déclaré qu'elles avaient abandonné la pratique.

«En 2017, nous devons exiger des mesures plus rapides pour tirer parti de ces progrès. Cela implique inviter les gouvernements à adopter et appliquer des lois et des politiques qui protègent les droits des filles et des femmes et empêchent les MGF/C.

La PANA signale que le FNUAP s'efforce d'offrir un monde où chaque grossesse est souhaitée, où chaque accouchement est sécurisé et où le potentiel de chaque jeune est atteint, tandis que l'UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant "dans toute chose que nous faisons».

Avec leurs partenaires, le FNUAP et l'UNICEF travaillent dans 190 pays et territoires pour traduire cet engagement en actions concrètes, en mettant l'accent sur les enfants les plus vulnérables et exclus, au bénéfice de tous les enfants, partout dans le monde.
-0- PANA VAO/MTA/IS/SOC 06févr2017

06 février 2017 17:08:21




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