Etats-Unis : La directrice générale de l'UNICEF demande d'arrêter de prendre les enfants pour cibles dans les conflits

New York, Etats-Unis (PANA) – La directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Henrietta H. Fore, a demandé d'arrêter de prendre les enfants pour cibles dans les conflits à travers le globe.

Dans un communiqué rendu public, mardi et intitulé "Arrêtez de prendre les enfants pour cibles", elle déclare que tout au long des quatre premiers mois de l’année, de la République centrafricaine au Soudan du Sud, de la Syrie à l’Afghanistan, dans les régions touchées par des conflits, les enfants ont continué d’être la cible d’attaques incessantes.

Étrangères aux remords et encore plus à l’obligation de rendre compte, les parties aux conflits continuent de bafouer ouvertement l’une des règles les plus élémentaires de la guerre: la protection des enfants.

"Aucune méthode de guerre n’a été exclue, aussi mortelle soit-elle pour les enfants: attaques aveugles ciblant des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures civiles, enlèvements, recrutements d’enfants, sièges, mauvais traitements en détention et refus d’une assistance humanitaire sont devenus monnaie courante".

Elle cite des exemples au Yémen, en Syrie, à Gaza, au Soudan du Sud, en Afghanistan, en République centrafricaine où des enfants ont été tués ou blessés à cause des conflits.

"Au Soudan du Sud, le premier pays que j’ai visité en ma qualité de directrice générale de l’UNICEF, au moins 2,6 millions d’enfants ont été contraints de fuir leur maison. Plus d’un million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont plus de 250.000, de malnutrition aiguë sévère et risquent davantage de mourir. Si les groupes armés ont libéré près de 600 enfants depuis le début de l’année, quelque 19.000 enfants servent encore de combattants, de messagers, de porteurs, de cuisiniers et d’esclaves sexuels aux parties belligérantes".

"En République centrafricaine, un regain de violence au cours des derniers mois a forcé près de 29.000 enfants à fuir leur maison, portant à près de 360.000, le nombre total d’enfants déplacés à l’intérieur du pays. Plus de deux enfants de moins de 5 ans sur cinq souffrent de malnutrition chronique et un tiers des enfants en âge d’aller à l’école est désormais déscolarisé".

"Dans tous ces pays et dans bien d’autres encore, les équipes dévouées de l’UNICEF et de ses partenaires mettent tout en œuvre pour atténuer les souffrances des plus vulnérables, de ceux qui sont séparés de leur famille, de ceux qui sont terrifiés et seuls, de ceux qui tombent malades dans des camps de réfugiés surpeuplés, de ceux qui se déplacent pour fuir la mousson et les inexorables sécheresses, de ceux qui sont affamés".

"En dépit d’un manque de financement (nous n’avons reçu que 16% de nos besoins de financement pour cette année), nous sommes résolument engagés à répondre aux besoins des plus vulnérables. Nous vaccinons des enfants, les traitons contre la malnutrition, les scolarisons, leur fournissons des services de protection et tentons de répondre à leurs besoins élémentaires".

Toutefois, seule, l’aide humanitaire ne suffit pas. Les enfants ont besoin de paix et de protection en toutes circonstances.

"Le droit de la guerre interdit de prendre des civils pour cibles, d’attaquer des établissements scolaires ou des hôpitaux, d’utiliser, de recruter et de détenir illégalement des enfants et de bloquer l’accès de l’aide humanitaire. Lorsque des conflits éclatent, ce droit doit être appliqué et ceux qui l’enfreignent doivent être forcés à répondre de leurs actes. Trop, c’est trop. Arrêtez de prendre les enfants pour cibles", a-t-elle conclu
-0- PANA MA/NFB/IS/IBA 15mai2018













15 may 2018 14:49:18




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