Entretiens téléphoniques entre Ban Ki-moon et Ouattara sur la situation en Côte d'Ivoire

New York, Etats-Unis (PANA) – Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est entretenu dimanche au téléphone avec Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme président élu de la Côte d'Ivoire, pour discuter de la crise post-électorale dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest, indique un communiqué des Nations unies transmis lundi à la PANA à New York.

Le communiqué cite le Secrétaire général de l'ONU qui exprime "ses profondes préoccupations et ses inquiétudes sur les rapports faisant état de beaucoup de morts du côté des civils dans la ville de Duekoue, située dans l'Ouest du pays et qui sont attribués aux forces pro-Ouattara".

"Ban Ki-moon a indiqué que les auteurs de ces exactions devraient répondre de leurs actes", poursuit le communiqué, qui indique cependant que M. Ouattara a rejeté l'implication de ses forces et a déclaré "qu'il a mené une enquête et qu'il est prêt à accueillir une commission internationale d'enquêtes sur le problème".

Les rapports de presse indiquent que les forces favorables à Ouattara ont réalisé des progrès significatifs pour chasser Laurent Gbagbo, le président sortant de la Côte d'Ivoire qui refuse de quitter malgré sa défaite lors du deuxième tour de l'élection présidentielle de novembre dernier.

Vendredi dernier, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme avait exhorté les forces loyales à Ouattara à faire preuve de retenue après des rapports reçus les impliquant dans de graves violations des droits de l'Homme dans leur progression vers  Abidjan, la capitale.

M. Rupert Colville, le porte-parole du OHCHR, a déclaré que le bureau avait reçu "des rapports troublants mais non confirmés de violations de droits de l'Homme commises par le camp de Ouattara, connu sous le nom de Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

"Des rapports font état de pillages, d'expropriations et de violations flagrantes des droits de l'Homme telles que des enlèvements, des arrestations arbitraires et des sévices infligés aux populations civiles", a-t-il déclaré.

Il a également ajouté qu'on reproche également au groupe "Commando invisible", qui combat les forces loyales à  Gbagbo de poursuivre les violations même dans la capitale économique, Abidjan.

-0- PANA AA/BOS/ASA/TBM/IBA 04avril2011

04 avril 2011 19:24:56




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