Engagement de la lauréate du prix «Aurore» 2016 à promouvoir l’éducation au Burundi

Bujumbura, Bujumbura (PANA) - La lauréate du prix «Aurora» 2016, la Burundaise  Mme Margueritte Barankitse, compte utiliser la récompense d’un million d’euros reçue, le 24 avril dernier, à Erevan, au nom des survivants du génocide arménien, pour payer des bourses d’études à plus de 420 jeunes Burundais en exil comme elle, à cause de la crise politique dans le pays d’origine, a-t-elle annoncé, mercredi, via les réseaux sociaux.

La nouvelle orientation donnée au prix devrait lever l'équivoque qu'il avait suscitée dans les milieux politiques à Bujumbura, surtout du côté du Conseil national pour la défense de la démocratie/Force de défense de la démocratie (CNDD-FDD).

Le parti au pouvoir avait accusé les donateurs d’emprunter «des voies détournées» pour renflouer les caisses des Organisations non-gouvernementales locales engagées dans la déstabilisation du régime burundais, citant nommément Mme Barankitse et Pierre Claver Mbonimpa, un autre activiste connu des droits humains au Burundi et dans le monde.

La Fédération Wallonie-Bruxelles, de son côté, venait de donner 10.000 euros à l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), tenue par M. Mbonimpa.

Les deux activistes des droits humains en exil à l’étranger sont parmi les leaders de la Société civile recherchés pour leur rôle actif supposé dans l’insurrection populaire contre le troisième mandat présidentiel et la tentative de coup d’Etat avortée de mai 2015 au Burundi.

Mme Barankitse, 60 ans révolus, participait déjà au recueil, à la scolarisation gratuite et à la réinsertion socio-professionnelle des enfants orphelins des conflits, grâce à d’autres multiples prix internationaux reçus pour récompenser son œuvre charitable.

Le projet de création d’une université privée a été contrarié par la crise et c’est finalement avec le prix reçu, le 24 avril dernier, qu’elle dit vouloir exaucer son cher vœu.

Selon les Nations Unies, la crise a déjà fait autour de 500 morts et poussé plus de 270.000 Burundais à fuir leur pays, essentiellement vers la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Kenya ou encore la Zambie.

C’est parmi les jeunes exilés que Mme Barankitse dit vouloir dégager des candidats éligibles à des bourses d’études pour qu’ils rentrent un jour «la tête haute, prêts à servir la nation », avec des diplômes universitaires.
-0- PANA FB/IS/IBA 01erjuin2016

01 juin 2016 14:04:08




xhtml CSS