Dr Gadio obtient l'engagement du FPRC en faveur du processus électoral en Centrafrique

Ndjamena, Tchad (PANA) – Le chef du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), Nourredine Adam, décide, au nom de son mouvement, d’adhérer à une "cessation complète des hostilités sur l’ensemble du territoire national centrafricain », à la demande de l’Organisation de la Conférence islamique dont il a rencontré ce lundi à N’Djamena (Tchad), l’envoyé spécial, Dr Cheikh Tidiane Gadio, président de l'Institut panafricain de Stratégies (IPS), basé à Dakar.

« Mieux, notre mouvement s’engage à apporter sa contribution positive et sincère à la tenue des prochaines élections générales du 27 décembre 2015, afin que celles-ci se déroulent dans toutes les préfectures du pays, dans le calme, la sérénité, sans violence et avec une forte participation citoyenne », indique Nourredine Adam dans un document  intitulé « Adresse solennelle au peuple centrafricain et à la Communauté internationale », dont la PANA détient une copie.

Il faut rappeler que le FPRC, qui soutenait la partition du pays, était à l’origine d’affrontements meurtriers survenus le 13 décembre, dans l’enclave musulmane du PK5 à Bangui, ainsi que dans ses fiefs à l’intérieur du pays, dans le but d’empêcher le bon déroulement du référendum organisé à cette date sur la reforme constitutionnelle en Centrafrique.

'Ces affrontements ont été condamnés par l’OCI qui déplore profondément le choix de la violence et des combats fratricides comme moyens d’exprimer les désaccords politiques et les frustrations vécues depuis l’indépendance de notre pays et même avant, par sa composante musulmane », rapporte Nourredine Adam, dans le document.

Le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby Itno, hôte des entretiens entre l'Envoyé spécial de l'OCI et Nourredine Adam, n'a pas manqué également de définir clairement les conditions de son "soutien sans réserve" à ces entretiens auxquels il envoie le message selon lequel il "se démarque sans ambages de toute tentative ou velléité de partition de la Centrafrique qui restera une et indivisible".

« Nous exprimons nos regrets pour les récents affrontements et les actes de frustration qui nous ont fait prêcher la partition pure et simple », affirme le chef du FPRC, se fondant sur la déclaration  de l’Envoyé spécial de l’OCI et selon laquelle « la crise de la RCA est plutôt une crise politique et institutionnelle profonde et non une crise confessionnelle, même si elle en a pris l’apparence par moments »

Aussi Nourredine Adam exhorte-t-il l’OCI à poursuivre son implication pour la réconciliation nationale en RCA et demande aux futurs dirigeants centrafricains issus des urnes de prendre vigoureusement en mains le dossier de l’inclusion, du traitement équitable de toutes les communautés, de toutes les régions du pays, de toutes les confessions, etc. sans distinction et sans ostracisme ».

Il souhaite que le prochain gouvernement soit un gouvernement d’unité nationale, de réconciliation, de justice et de reconstruction de la RCA, tandis que l’Assemblée nationale et le Sénat devront refléter dans leur composition toutes les sensibilités politiques et représenter toute la nation et ses régions, ses préfectures et ses communautés.
-0- PANA SSB/IBA  22décembre2015


22 décembre 2015 14:49:57




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