Deux sites kényans inscrits sur les listes du Patrimoine mondial

Paris, France (PANA) – Deux sites kényans, le site archéologique de Thimlich Ohinga et les Parcs nationaux du Lac Turkana, ont été inscrits respectivement sur la liste du Patrimoine mondial et sur la liste du Patrimoine mondial en péril par la 42ème session du Comité du Patrimoine mondial réunie depuis à Manama dans la capitale de Bahreïn jusqu’au 4 juillet.

Le site archéologique de Thimlich Ohinga, situé au nord-ouest de la ville de Migori, dans la région du Lac Victoria, est un établissement fortifié en pierre sèche probablement construit au XVIème siècle de notre ère.

« L’Ohinga, forme d’établissement ou d’enceinte, semble avoir servi à assurer la sécurité des communautés et du bétail, mais définissait aussi des unités et relations sociales associées à des systèmes fondés sur la lignée. Thimlich Ohinga est l’enceinte traditionnelle existante la plus vaste et la mieux préservée », a indiqué l’Unesco dans un communiqué dont copie a été transmise samedi à la PANA à Paris.

L’agence onusienne a souligné qu’il s’agit d’un exemple exceptionnel de cette tradition de construction massive en pierre sèche, caractéristique des premières communautés pastorales du bassin du Lac Victoria, qui se perpétua du XVIème au milieu du XXème siècle.

Par ailleurs, les Parcs nationaux du Lac Turkana ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial en péril en raison notamment de l’impact d’un barrage sur le site, tout en exprimant sa préoccupation concernant les changements relatifs à l’hydrologie du bassin versant du Lac Turkana, notamment les perturbations induites par le barrage éthiopien Gibe III sur le débit et l’écosystème du lac et le projet de développement sucrier Kuraz en Ethiopie qui constitue une autre menace pour le site.

Le Comité a aussi évoqué les impacts potentiels du projet de corridor de transport reliant le port de Lamu, le Soudan du Sud et l’Éthiopie (LAPSSET).

Le site des Parcs nationaux du Lac Turkana, plus salé des grands lacs d'Afrique et laboratoire exceptionnel pour l'étude des communautés végétales et animales, a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 1997.

Le site est constitué des trois parcs nationaux qui servent d'étapes aux oiseaux d'eau migrateurs et constituent d'importantes zones de reproduction pour le crocodile du Nil, l'hippopotame et différents serpents venimeux.

Les gisements fossilifères de Koobi Fora, où l'on trouve de nombreux restes de mammifères, de mollusques et d'autres espèces, ont davantage contribué à la compréhension des paléo-environnements que tout autre site sur ce continent.

La liste du Patrimoine en péril est conçue pour informer la Communauté internationale des conditions menaçant les caractéristiques mêmes qui ont permis l’inscription d’un bien sur la liste du Patrimoine mondial (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, braconnage, pollution…) et pour encourager des mesures correctives.
-0- PANA  BM/BEH/IBA 01juil2018


01 july 2018 11:51:57




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