Deux morts lors des manifestations simultanées à Lomé et à l’intérieur du pays

Lomé,Togo (PANA) - Plusieurs villes de l’intérieur du Togo, ainsi que la capitale Lomé, ont été le théâtre, samedi, de violentes échauffourées entre les forces de sécurité et des militants de l’opposition, suite aux manifestations simultanées organisées par le Parti national panafricain (PNP, opposition), soldées par deux morts et de plusieurs blessés et arrêtés, a appris la PANA de sources officielles dans la capitale togolaise.

Selon le Directeur de la Police nationale, Raymond Koudouovo, les manifestations ont enregistré deux morts à Sokodé (localité située à plus de 300 km au nord de Lomé), plusieurs blessés dont 27 du côté des forces de sécurité et de défense, le commissariat de la ville saccagé et incendié, trois armes emportées, deux autres calcinées, des munitions emportées, des véhicules brûlés dont 11 motos et  deux voitures, deux ordinateurs portatifs emportés, ainsi que des documents et des recettes d’établissement de carte d’identité.

On signale également plusieurs personnes interpellées dont le nombre n’est pas encore déterminé.

Sokodé, considérée comme ville rebelle, fief du président du PNP, organisateur de la manifestation, est sous le choc et a payé le plus lourd tribut de cette manifestation.

Dans la capitale togolaise, c’est la banlieue nord de Lomé qui a été le théâtre des événements.

Des militants et sympathisants du PNP ont été dispersés par des forces de sécurité à coup de gaz lacrymogène et de jets d’eau ; quatre blessés dans les rangs des forces de sécurité et neuf interpellés, indique la Police.

Des témoins affirment avoir vu plusieurs manifestants blessés et l’interpellation de plusieurs militants par des forces de sécurité et de défense.

A Anié, à plus de 200 km au nord de Lomé, il a été enregistré cinq blessés des rangs des forces de sécurité et neuf manifestants interpellés, selon le bilan provisoire de la Police.

Par ailleurs, le PNP signale plusieurs personnes blessées dans leur rang, ainsi que leurs matériels de communication endommagés.

A Kara, à 425 km au nord de Lomé, la Police affirme avoir interpellé une dizaine de manifestants sans plus de détails.

Cependant, indiquent des sources concordantes et proches du parti, plusieurs militants du PNP ont été tabassés, même dans des domiciles privés.

En outre, souligne le PNP, leurs militants ayant quitté Kpalimé, 120 km au nord-ouest de Lomé pour venir manifester dans la capitale furent interceptés.

Les manifestations organisées par le PNP, visent à réclamer des réformes institutionnelles et constitutionnelles et le retour à la Constitution de 1992, jugée très démocratique et le vote de la diaspora.

Le Parti national panafricain (PNP) dirigé par Tikpi Atchadam mobilise les populations, depuis deux ans et particulièrement dans la région centrale d’où il est originaire, ainsi que dans la région septentrionale.

Ses meetings et manifestations rassemblent des foules partout dans le pays et cela est devenu inquiétant pour le pouvoir en place.

Les ministres en charge de l’Administration territoriale et de la Sécurité avaient modifié le parcours de la marche pour des itinéraires n’ayant pas eu l’assentiment des responsables du  PNP. Cela a été l’objet de la discorde ayant conduit aux violences de ce samedi, indiquent les observateurs.
-0- PANA FAA/IS/IBA 20août2017

20 août 2017 15:01:36




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