Des proches du journaliste Ben Brik entament une grève de la faim

Tunis- Tunisie (PANA) -- L'épouse du journaliste dissident tunisien Taoufik Ben Brik, qui purge une peine de six mois de prison, a annoncé vendredi que huit membres de sa famille avaient décidé d'observer une grève de la faim illimitée dans l'espoir d'obtenir la libération de son mari.
Lors d'un entretien téléphonique avec la PANA, Azza Zarrad a précisé que la décision a été prise après la visite rendue au journaliste mercredi à la prison de Siliana, à 130 km de Tunis.
Outre son épouse, l'action a été entamée par cinq frères et deux s?urs de cet opposant notoire du régime, eu égard à "la détérioration de l'état de santé" de Ben Brik, qui souffre d'une "maladie rare nécessitant des soins spécifiques urgents".
Selon l'organisation Reporters sans frontières (RSF), il est atteint du syndrome de Cushing, une maladie dégénérative des défenses immunitaires.
"On doit le sauver et nous n'avons pas d'autres moyens de défense.
Pour nous, c'est une question de vie ou de mort", a ajouté l'épouse du journaliste.
"Des mandats envoyés par les membres de la famille de l'étranger pour nous permettre de subvenir à nos besoins sont bloqués ainsi que des lettres adressées par Taoufik", a encore indiqué Azza Zarrad.
Le journaliste a été condamné le 26 novembre à six mois de prison ferme pour "agression" sur une femme, ce que son épouse qualifie "d'affaire fabriquée de toutes pièces".
Lors de son procès, le journaliste, qui collabore avec plusieurs médias français, avait dénoncé un "traquenard monté par les services de sécurité".
Les autorités rejettent ces accusations et avancent que Taoufik Ben Brik a été condamné dans une affaire de droit commun sans aucun rapport avec sa qualité de journaliste.
De son côté, l'administration pénitentiaire assure que le journaliste suivait le traitement qui lui est prescrit estimant, sur l'avis du médecin de la prison, que son état ne nécessitait pas une prise en charge en milieu hospitalier.

08 janvier 2010 18:47:00




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