Des milliers de femmes marchent contre la guerre

Monrovia- Liberia (PANA) -- Des milliers de libériennes ont organisé lundi à Monrovia, une marche pour demander une intervention destinée à mettre fin à la guerre dans le nord du pays.
Ces femmes, pour la plupart vêtues de blanc ou de noir, ont observé vingt minutes de silence devant les locaux de l'ONU avant de lire une pétition remise à un représentant de l'organisation mondiale.
Elles ont répété le même geste devant l'ambassade de la Sierra Leone, située dans le quartier de Virginia, non loin de Monrovia.
Cette marche est la seconde d'une série de trois destinée à susciter des sentiments d'opposition à la guerre et à obtenir le concours de la communauté internationale pour aider à mettre fin à la guerre dans le comté de Lofa (nord).
Samedi dernier déjà, des femmes avaient organisé une marche en direction de l'ambassade américaine et du siège de l'Union européenne, où elles avaient lu des pétitions avant de les remettre aux représentants respectifs de ces deux entités.
Elles vont se rassembler une nouvelle fois mardi, pour une marche qui les mènera à l'ambassade de Guinée, située dans la banlieue de Sinkor, afin de soumettre leurs doléances pour qu'il soit mis fin aux hostilités aux frontières entre le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.
Le Liberia impute la guerre qui sévit dans le comté septentrional du Lofa à des dissidents soutenus par les autorités guinéennes et des milices sierra léonaises, les Kamajors.
Des dissidents libériens combattent le régime de Charles Taylor depuis 1999 et des régions stratégiques sont tombées entre leurs mains au cours de ces deux derniers mois, rappelle-t- on.
Le gouvernement de Monrovia avait repris quelque quatre régions aux dissidents en moins de deux mois de combats dans le Lofa.
Les combats intenses entre les forces gouvernementales et les rebelles ont créé une situation de crise humanitaire qui rappelle la guerre civile de sept ans dans le pays, qui s'est terminée par l'élection de M.
Taylor à la tête du pays en 1997.
Le ministre de la Santé, Peter Coleman, a indiqué la semaine dernière, lors d'une émission organisée par l'UNICEF, que le nombre de personnes déplacées par les combats dans le comté de Lofa a maintenant atteint 80.
000.
Il a qualifié de "déplorable" l'état de santé des enfants, des femmes et des personnes âgées qui fuient les combats.

07 mai 2001 20:16:00




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