Des milliers d'enfants sans abri face à une situation de santé catastrophique en Côte d'Ivoire

Dakar, Sénégal (PANA) - A l’approche de la saison des pluies en Côte d'Ivoire, des milliers d'enfants chassés de leurs foyers par les combats s'entassent toujours dans des abris de fortune et sont exposés à des maladies potentiellement mortelles, selon l’ONG Save the Children.

Près de cinq mois après le début de la crise post-électorale qui a plongé le pays dans un conflit, beaucoup de familles déplacées à cause des affrontements vivent encore et dorment à la belle étoile, indique l'ONG dans un communiqué publié mercredi soir à Dakar.

A cela s’ajouterait le manque d'eau potable qui les expose à des infections respiratoires ainsi qu’à d’autres maladies liées à l’eau.

"Nous n'avons pas de maison, la pluie arrive et nous dormons dehors. S’il pleut, nous ne pouvons pas dormir. Les gens sont malades. Nous ne pouvons pas continuer à vivre comme ça", dit Célestine, mère de trois enfants vivant dans un camp de déplacés à Duékoué, dans l'ouest du pays.

Selon le communiqué, Save the Children travaille également dans d'autres camps où des jeunes familles se trouvent dans des conditions aussi désespérées.

Dans un site d’accueil aménagé à l'église de Guiglo, plus de quatre mille personnes vivent à l'extérieur sans tentes.

Elles attendent les bâches en plastique ou des moustiquaires qui doivent arriver cette semaine.

"Les conditions dans ces camps sont déjà horribles et ne feront que s'aggraver avec l’arrivée de la saison des pluies. Sans eau potable, ni abris ni accès aux soins de santé, les enfants dans ces camps pourraient se trouver pris dans un terrain fertile aux maladies avec des conséquences catastrophiques", avertit le porte-parole de Save the Children dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, Annie Bodmer-Roy.

Selon certains experts, le début de la saison des pluies pourrait entraîner une forte augmentation des maladies comme la diarrhée aiguë, le paludisme et les infections respiratoires.

Les camps ont déjà été touchés par de fortes pluies et les résidents ont remarqué une augmentation de la maladie, révèle la même source qui ajoute que le peu d’eau disponible souvent insalubre et non traitée fait que la diarrhée a déjà coûté la vie à plusieurs personnes dont des enfants.
-0- PANA COU/JSG/IBA 05mai2011

05 mai 2011 12:02:54




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