Des femmes tunisiennes saisissent la Journée de la femme pour observer une grève de la faim contre le chômage

Tunis, Tunisie (PANA) - Des femmes tunisiennes ont entamé dimanche, jour de la célébration de la Journée internationale de la femme, à Gabès, au sud-est de la Tunisie, une grève de la faim pour protester contre le chômage persistant des femmes et leur marginalisation dans la société.

Une centaine de femmes des syndicats, des organisations de défense des droits de l'Homme et des associations estudiantines ont participé à cette grève pour se solidariser avec les grévistes.

La présidente de la Commission des femmes travailleuses de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT),  Najoua Makhlouf, a affirmé que le taux de femmes victimes de la violence en Tunisie est estimé à 50%.

La violence faite contre les femmes en Tunisie est divisée en quatre catégories: la violence physique, psychologique, sexuelle et économique, précisant que la violence psychologique vient en deuxième position avec 28,9%, suivie de celle sexuelle (15,7%) et économique (7,1%).

Elle a indiqué que la violence faite contre la femme a sensiblement augmenté après la révolution du 14 janvier 2011, notamment la violence économique représentée par des licenciements abusifs subis par les femmes.

La Journée internationale de la femme, instituée par les Nations unies et les organisations féminines dans le monde, est célébrée le 8 mars de chaque année par les femmes qui, même séparées par des barrières nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques, continuent, ensemble, la lutte pour la réalisation de l'égalité, de la justice, de la paix et du développement.

Les Nations unies ont célébré, pour la première fois la Journée internationale de la femme, en mars 1975. Et après environ deux ans, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté la résolution instituant une Journée des Nations unies pour les droits des femmes et la paix mondiale dont la célébration est organisée un jour dans l'année, selon les traditions historiques et nationales de chaque pays.

En 1995, il a été annoncé la Déclaration de Beijing, signée par 189 pays et mettant l'accent sur 12 domaines et instaurant une vision pour un monde dans lequel chaque femme et fille peut exercer son choix, comme la participation à la vie politique, pour s’instruire, obtenir une source de revenus et vivre dans une société sans violence et discrimination.

La 58ème édition de la Commission sur la situation de la femme de 2014 a mis l'accent sur la résolution des questions sensibles liées à l'égalité entre les deux sexes et les droits de la femme.

Les Nations unies et les Organisations non-gouvernementales ont, à travers le monde, évalué les avancées réalisées et les défis à relever pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), se basant sur la réalité selon laquelle il est impossible de régler les problèmes sociaux, économiques et politiques sans la participation de la femme.

Malgré les nombreuses réalisations depuis la Déclaration de Beijing, de nombreuses différences persistent toujours, alors que des pratiques dangereuses sont en cours contre de nombreuses femmes dans le monde.

2015 représente un tournant important pour évaluer les défis encore à relever et pour trouver les voies et moyens pour redynamiser le changement nécessaire dans le domaine de l'égalité entre les deux sexes.
-0- PANA AD/IN/TBM/IBA 08mars2015



08 mars 2015 18:05:01




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