Des experts examinent les préalables à la mise en oeuvre de la monnaie unique de la Cedeao

Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Une trentaine d’experts ont entamé, depuis lundi à Ouagadougou, une réunion pour analyser les performances macroéconomiques des Etats membres, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de la monnaie unique de la Cedeao.

Ces experts issus des Comités nationaux de Coordination du Mécanisme de la Surveillance multilatérale de la Cedeao, de l'Institut monétaire ouest-africaine, de l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest et des Banques centrales opérant dans la région examineront, durant cinq jours, la situation économique et financière des 15 Etats membres de la Cedeao au cours de l’année 2015.

Les résultats issus de l’analyse des performances des pays au regard des critères de convergence ainsi que les recommandations pertinentes de ces experts à l’intention des décideurs constitueront le menu principal de la réunion prochaine du Conseil de Convergence de la Cedeao qui regroupe les ministres de l’Economie et des Finances, les gouverneurs des Banques centrales ainsi que les représentants des institutions régionales clés impliquées dans la mise en œuvre de la Monnaie commune.

En prélude à cette rencontre, le Secrétariat conjoint Cedeao/Uemoa/Amao/Imao/Bidc sur le Mécanisme de la Surveillance multilatérale, qui avait procédé, du 11 au 13 juillet 2016 à Abuja, à l’analyse approfondie des rapports des Etats membres au titre de l’année 2015 et des perspectives 2016, avait mis en relief quelques insuffisances.

Les experts ont essentiellement relevé la non transmission régulière et à temps des rapports de certains Etats, les incohérences entre les analyses contenues dans certains rapports et les annexes soumises, l’utilisation de monnaies différentes dans l’analyse d’une même section et enfin, la mise à jour irrégulière de la base de données Ecomac par certains Etats. Le Secrétariat conjoint a fait des recommandations visant à corriger ces imperfections.

Le Secrétariat conjoint comprenait, outre les experts de la Direction de la Surveillance multilatérale, les représentants des institutions régionales impliquées dans la mise en œuvre du Mécanisme de la Surveillance multilatérale, à savoir, l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Amao), l'Institut monétaire ouest-africaine (Imao), la Commission de l'Union économique et  monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) et la Banque d'Investissement et de Développement (Bidc).
-0- PANA SSB/IBA 19juil2016

19 juillet 2016 15:06:48




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