Des experts des Nations unies réclament la libération immédiate des lycéennes enlevées à Chibok (Nigeria)

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – Un groupe d’experts des Nations unies et d’Afrique des droits de l’homme a appelé le groupe armé Boko Haram à libérer immédiatement les 276 lycéennes enlevées à Chibok, le 14 avril 2014, de même que d’autres enfants maintenus en captivité au Nigeria.

Dans un communiqué transmis lundi à la PANA, ces experts soulignent qu’en l'absence de progrès accompli l’année dernière, le gouvernement nigérian doit rapidement prendre les mesures nécessaires pour localiser les lycéennes enlevées, leur assurer un retour sauf, une assistance et une protection.

Pour ces experts, le Nigeria doit établir la responsabilité des auteurs de ce rapt en tenant compte des normes et standards internationaux des droits de l’homme.

Par ailleurs, en saluant le dénouement pacifique des élections du 28 mars dernier, ces experts pressent les nouvelles autorités à agir diligemment et avec détermination pour la libération de tous les enfants enlevés, y compris les lycéennes de Chibok.

"Tous les efforts devraient se concentrer sur la prévention de l’escalade de la violence religieuse et celle basée sur le genre", ont-ils souhaité.

Parmi leur plaidoyer, les experts invitent les autorités nigérianes à adopter un cadre légal approprié par la mise en œuvre de programmes d’assistance et de réadaptation pour les enfants enlevés ayant réussi à s’échapper.

Le 14 avril 2014, le groupe Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno dans le Nord du Nigeria dont 57 avaient réussi à s’échapper. Après l’enlèvement des lycéennes, Boko Haram avait annoncé qu’elles seraient vendues, réduites en esclavage et mariées de force.

Ces experts rapportent d’autres cas similaires d’enlèvements d’enfants dans l’Etat de Borno où à Konduga en février 2014, 19 ont été enlevées, 20 filles en mai 2014 à Wala et Warabe, 19 filles et femmes à Gumsuri en décembre 2014, près de 100 filles et femmes en mars dernier à Damasak et plusieurs centaines d’enfants portés disparus.

Le groupe d’experts est composé de Maud de Boer-Buquicchio, Urmila Bhoola, Rashida Manjoo, Maria Grazia Giammarinaro, Emna Aouij et Soyata Maïga.

-0- PANA BAL/BEH/SOC    13 avril 2015

13 avril 2015 18:19:52




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