Des experts de la CEDEAO recommandent des mesures soutenues contre le virus Ebola

Abuja, Nigeria (PANA) - Les gouvernements des pays de l'Afrique de l'Ouest devraient améliorer la gouvernance sanitaire en accroissant les investissements dans les infrastructures de santé et dans le domaine du capital humain pour s'assurer que des réponses proactives sont trouvées aux pandémies telles que l'Ebola, ont recommandé des experts de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)qui participaient à un panel sur la maladie d'Ebola.

Le panel dont le théme était  "Ebola: 1 an après", organisé par la fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) à Abuja, la capitale nigériane, au début de cette semaine, recommandait la hausse des investissements dans les infrastructures sanitaires qui, selon les participants, va engendrer des initiatives efficaces et préventives, renforcer les initiatives déjà existantes et améliorer les systèmes sanitaires des pays de la région affectés par la récente apparition de l'épidémie d'Ebola.

Après une longue période de perturbations économiques accompagnée de pertes en vies humaines, la maladie d'Ebola est toujours là, après avoir ravagé l'Afrique de l'Ouest avec son lot de 10.000 morts des 26.000 cas signalés dans la région, principalement dans les trois pays membres de la CEDEAO, la Guinée, la Sierra-Leone et le Liberia.

La Sierra-Leone, au moment où la pandémie faisait le plus de ravages, avait enregistré 3000 morts, dont 221 travailleurs de santé.

Les panelistes, parmi lesquels on peut citer le directeur de la CEDEAO en charge des affaires humanitaires, le docteur Daniel Eklu, le coordinateur du reseau des défenseurs des droits de l'homme en Afrique de l'Ouest, le docteur Gadiry Diallo, le docteur Joseph Seka, médecin généraliste, ministre par ailleurs de l'Environnement en Côte-d'ivoire, ont tous demandé aux gouvernements des pays de l'Afrique de l'Ouest de ne pas baisser la garde dans la lutte contre la maladie d'Ebola.

Ces experts ont par ailleurs recommandé que l'éducation publique, la sensibilisation, de même que la mobilisation communautaire, la participation populaire et la vigilance, soient renforcées et soutenues jusqu'à ce que la maladie soit totalement éliminée dans l'espace ouest-africain.

Toujours dans le cadre de leurs recommandations, les panelistes ont milité en faveur d'un soutien psycho-social et des programmes de réinsertion sociale pour les survivants de l'épidémie, de même que pour les orphelins qui ont perdu leurs proches dans cette pandémie.

-0- PANA SEG/BAD/TBM/SOC 30avril2015




30 avril 2015 18:40:30




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