Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - La coopération Sud-Sud constitue une aubaine dont doit se saisir l’Afrique pour son développement, selon les experts réunis à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans le cadre d'une réunion de la Commission de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA/ONU) sur la situation économique du continent.
"Les pays africains doivent renforcer leur capacité à augmenter, rationaliser et maximiser leurs gains, notamment ceux qu’ils tirent de leurs relations actuelles avec les économies émergentes du Sud", ont recommandé les experts au cours de cette réunion.
La plus grande interaction entre l’Afrique et le reste du Sud passe par le commerce et les investissements, la part des pays émergents dans le commerce extérieur extra-régional de l’Afrique s’étant élevée à 32,5% en 2008, soit 13 points de pourcentage de plus qu’en 1995, ont-ils indiqué.
Pour les experts, l'effet direct de ces échanges est que les pays africains bénéficient de prix à la consommation inférieurs, de machines et d’intrants bon marché et de recettes d’exportation plus élevées.
Des recettes d’exportation plus élevées permettraient aux pays africains d’investir au niveau national, de créer des emplois et induirait un effet net sur les économies africaines. Il y a d’autres flux de capitaux dans le Sud qui sont allés s’intensifiant régulièrement, notamment les Investissements directs étrangers, les investissements de portefeuilles, les envois de fonds et les aides.
De fait, selon les experts, les Investissements directs de pays émergents en Afrique auraient doublé pour représenter 10% du total en 2005-2010, contre environ 5% en 2000-2004.
Ces investissements permettront à l’Afrique de devenir un pôle de croissance mondiale grâce à deux grands facteurs de productivité: le renforcement des équipements industriels et le transfert de la technologie.
De plus, poursuivent les experts, les pays émergents partenaires de l’Afrique subsaharienne offrant des prêts à des conditions de faveur (facteur important pour la croissance et le développement), plusieurs pays de la région ont vu leur accès au financement s’améliorer.
La rencontre des experts, qui prend fin ce dimanche, se tient en prélude à la 5ème réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème "Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale".
-0- PANA IT/TBM/IBA 25mars2012