Des enseignants béninois plaident pour l'éradication des Mutilations génitales féminines

Cotonou, Bénin (PANA) - Le Syndicat national des professeurs permanents et contractuels du Bénin (SYNAPPEC) plaide pour l’éradication des Mutilations génitales féminines au Bénin, dans le cadre de la célébration, ce lundi, de la Journée internationale de lutte contre ce phénomène.

A travers un communiqué de presse publié, lundi dans la métropole béninoise, les enseignants déclarent: «continuer à mutiler ne répond à aucune nécessité et ne résout aucun problème. Tous les hommes doivent se joindre aux femmes pour qu’aucune fille ne soit mutilée».

De plus, soulignent ces enseignants du secondaire, «avec l'évolution de la médecine, on sait aujourd'hui que cette mutilation crée des déconvenues à la femme, surtout lors de l'accouchement avec des déchirures graves qui peuvent entraîner des hémorragies (lors des accouchements) pouvant tuer la femme.

Pour le SYNAPPEC, bien qu’elles remontent par exemple à 10 siècles avant l'Islam, les Mutilations génitales féminines ne sont pas une pratique islamique. Elles ne sont liées à aucune religion, ni à une région.  

D'après les historiens et les sociologues, les MGF ont été instaurées pour résoudre le problème d'excitation due au moyen de transport de l'époque et pour résoudre un problème auquel la société a trouvé plus de solutions adéquates.  

Le SYNAPPEC invite tous les hommes à se joindre aux femmes pour que plus jamais au Bénin, aucune fille ne soit mutilée.
-0- PANA IT/IS/IBA 06févr2017

06 février 2017 13:53:59




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