Des élections législatives historiques pour le Soudan en 2010

Dakar- Sénégal (PANA) -- Les élections législatives, qui font partie des consultations générales de trois jours qui ont commencé dimanche au Soudan sont les sixièmes de l'histoire de la nation, selon des sources politiques soudanaises.
Le dernier scrutin législatif remonte à 1986 après la chute de feu le président Gaafar El-Nimeri qui s'était emparé du pouvoir en 1969 à la faveur d'un coup d'Etat militaire et dirigé le pays jusqu'au renversement de son régime en 1985.
Selon ces sources, les premières élections législatives au Soudan ont été organisées en 1953, dans le cadre de l'Accord de Condominium signé entre l'Egypte et le Soudan trois ans avant que ce dernier n'accède à l'indépendance.
Selon "Sudan Vision", un quotidien indépendant soudanais, sept partis politiques majeurs ont pris part aux dernières élections législatives - le Parti de la Ummah, le Parti démocratique unioniste (DUP), le Front islamique national (NIF), le Parti national du Soudan, le Parti arabe socialiste Baath, le Congrès africain du Soudan et le Parti communiste soudanais.
Le parti de la Ummah, le DUP et le NIF ont remporté la majorité des sièges aux élections de 1986 et comme aucun d'entre eux ne pouvait former un gouvernement lui seul, le Parti de la Ummah de 1986 à 1989 a formé plusieurs gouvernements de coalition avec le DUP ou le NIF.
En raison des mauvais résultats des gouvernements de coalition successifs, l'armée a pris le pouvoir en juin 1989 sous le régime d'Alingaz qui a finalement ouvert la voie à une transition démocratique qui a débouché sur les élections actuelles qui vont se tenir jusqu'à mardi.
Ces élections seront suivies d'un référendum sur l'autodétermination en janvier 2011 pour le peuple du Sud-Soudan.
Ces sources rappellent qu'un Accord de paix global (CAP), l'Accord de Naivasha, est une série d'accords signés en janvier 2005 entre le Mouvement pour la libération du peuple soudanais (SPLM) et le gouvernement du Soudan.
Il avait pour objectif de mettre fin à la seconde guerre civile soudanaise, de développer la gouvernance démocratique et de partager les revenus pétroliers.
Il a en outre fixé un calendrier à la tenue d'un référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan pour déterminer si cette région devait ou non rester dans le Soudan, tandis qu'un référendum simultané se tiendra à Abyei pour savoir si cette région deviendra ou non une partie du Sud-Soudan.
Cependant, les deux partis (NCP et SPLM) ne se sont pas entendus sur la proportion des électeurs qui pourraient faire pencher la balance en faveur de l'indépendance.
Le NCP (parti au pouvoir) a souhaité qu'au moins 75% des électeurs s'expriment, alors que le gouvernement central du Soudan et le gouvernement sud-soudanais ont convenu en octobre 2009 que le taux de participation devrait être de 60% pour que le scrutin soit valide.
L'accord stipule que si le taux de participation est de 60% ou plus, un simple vote majoritaire en faveur de l'indépendance du Sud-Soudan sera validé.
Mais si le taux de participation s'avère insuffisant au cours du premier référendum, un second sera organisé au bout de soixante jours.

12 avril 2010 15:11:00




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