Des appels pour la démission de Zuma s'intensifient en Afrique du Sud

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) - La pression est de plus en plus forte concernant la démission du président sud-africain, Jacob Zuma, après que ses avocats ont jugé irrationnel le fait de réclamer l'abandon de 783 chefs d'inculpation retenus à son encontre.

Son avocat, Me Kemp J. Kemp, a déclaré jeudi à la Cour d'Appel que son client voulait faire de nouvelles observations avant que l'Autorité chargée des poursuites (NPA) ne décide de rétablir ou non les poursuites contre lui, une décision que la Cour  a mise en délibéré.

Toutefois, le principal parti de l'opposition, l'Alliance démocratique (AD), a déclaré vendredi qu'il s'agit d'une nouvelle tactique du pool d'avocats de M. Zuma.

"Nous espérons que la Cour, dans le cadre de son jugement, apportera des clarifications sur la manière dont l'Autorité chargée des poursuites réagira face à la relance des poursuites. C'est très important, non seulement pour DA mais, plus encore, pour le peuple sud-africain et le principe d'égalité devant la loi», a déclaré un député de DA, James Selfe.

«Pendant trop longtemps, l'élite politique de l'ANC a été autorisée à échapper à toute obligation de rendre des comptes simplement parce qu'elle a des accointances. C'est inadmissible. Tous les citoyens doivent répondre si des chefs d'inculpation sont portés contre eux et ceci doit être valable pour Jacob Zuma", a-t-il ajouté.

De son côté, le Congrès des syndicats sud-africains estime que les concessions des avocats du président Zuma ouvrent la voie à sa démission et privilégient les chefs d'inculpation.

Il y a exactement dix ans, la NPA avait abandonné 783 chefs d'inculpation pour corruption, fraude, racket et blanchiment d'argent portés contre M. Zuma, ce qui lui avait permis d'être désigné président.

A l'époque, elle avait jugé qu'il y avait une ingérence politique dans le processus, rappelle-t-on.
-0- PANA CU/MA/NFB/AAS/IBA 15sept2017

15 septembre 2017 13:47:45




xhtml CSS