Des ONG opposées à la présence d'el Béchir au sommet de Lisbonne

Bruxelles- Belgique (PANA) -- OXFAM, International Crisis Group (ICG) et Human Right Watch (HRW) demandent au gouvernement portugais, de ne pas inviter le président soudanais au sommet Afrique/Europe, prévu en décembre prochain à Lisbonne au Portugal, a-t-on appris mardi de source officielle dans la capitale belge.
Au cours d'une conférence de presse mardi à Bruxelles, les trois organisations ont estimé qu'au cas où le gouvernement de Khartoum ne coopérait pas avec la Cour pénale internationale (CPI), qui a inculpé 8 Soudanais accusés de crimes contre l'humanité au Darfour, l'Union européenne (UE) devrait s'opposer à la présence du président el Béchir au Sommet Afrique/Europe de Lisbonne.
La CPI accuse le ministre soudanais des Droits humains, ainsi que 7 membres identifiés des milices djanjawids d'être responsables des crimes contre l'humanité au Darfour, rappelle-t-on.
Les trois organisations ont tenu cette conférence de presse en prévision du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE, lundi prochain, sur la crise du Darfour.
Par ailleurs OXFAM, HRW et ICG, ont demandé que le commandement de la force européenne qui sera déployée au Tchad, ne soit pas confié à la France, arguant que Paris est trop impliqué dans la situation politique au Tchad.
Pour ces organisations, la France étant engagée aux cotés du gouvernement de N'Djamena, ne pourrait être qualifiée pour commander la force intérimaire européenne qui sera déployée au Tchad pour sécuriser les camps des réfugiés soudanais et les camps des déplacés tchadiens.
On rappelle à cet égard que la France avait commandé la mission militaire européenne "Artémis" qui, de juin à septembre 2003, avait mené, avec succès, l'opération de sécurisation de la ville de Bunia dans l'Ituri en République démocratique du Congo.
Paris a déjà annoncé qu'elle est disposée à fournir 1.
000 hommes à la force intérimaire européenne qui sera déployée au Tchad.
D'autres pays européens sont disposés à apporter leur contribution à cette force qui aura pour mission de sécuriser les camps des réfugiés soudanais et de déplacés tchadiens, en attendant la mise en place au Soudan de la force hybride Union africaine (UA)-Nations unies (ONU).
OXFAM a fait savoir qu'elle dispose actuellement de 150 agents humanitaires actifs dans 12 camps de réfugiés et de déplacés au Tchad.
Les réfugiés soudanais ont fui leur pays à cause des exactions des milices djanjawids, qui font des incursions au Tchad voisin.
On compte 250.
000 réfugiés soudanais au Tchad et au moins 150.
000 Tchadiens déplacés à l'intérieur de leur pays.
Au Soudan, les exactions des milices djanjawids ont provoqué le déplacement de 2.
500.
000 habitants du Darfour.

17 juillet 2007 15:15:00




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