Des Libyennes empêchées de voyager de l'aéroport de Maitiga sans tuteur

Tripoli, Libye (PANA) - Les autorités aéroportuaires de Maitiga à Tripoli ont empêché, vendredi et samedi, des dizaines de femmes libyennes de voyage via l'aéroport sans "Mahrem" (Tuteur), selon une source de sécurité à l'aéroport citée par le portail électronique Afrigatenews.

L'interdiction de voyage imposée aux femmes sans tuteur n'a pas fait l'objet d'une décision à ce sujet par les organismes gouvernementaux ou étatiques compétents, a indiqué cette même source mais la "force" de sécurité qui contrôle l'aéroport a pris la décision elle-même.

La force de dissuasion spéciale relevant du ministère de l'Intérieur du gouvernement  d'Entente nationale, a pris le contrôle il y a deux semaines de l'aéroport de Maitiga après avoir expulsé les milices armées fidèles au groupe de combat libyen à la suite d'affrontements qui ont coûté la vie à cinq civils et en a blessé des dizaines d'autres.

La force de dissuasion comprend parmi ses membres et dirigeants un grand nombre d'adeptes du Salafisme en Libye ayant lancé au cours des trois dernières années, une guerre contre les trafiquants de drogue, participant à assurer l'entrée du Conseil présidentiel à Tripoli et est considérée actuellement comme l'un des bras les plus forts de sécurité du gouvernement aux côtés du Bataillon des révolutionnaires de Tripoli et les forces de sécurité centrale, branche d'Abu Slim.

Il est à noter qu'Abdelrazak al-Nadhouri, gouverneur militaire de la région allant du Derna à Ben Jawad à l'est ayant rendu une décision similaire mi-février dernier, prévoit l'interdiction de "voyage des femmes libyennes âgées de moins de soixante ans à l'étranger sans Mahrem", une décision qui a été dénoncée par le président du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, la considérant comme une violation flagrante des droits de l'Homme.

Le président du Conseil présidentiel du gouvernement de réconciliation avait estimé que la décision d'Aldelrazek al-Nadhouri, était "choquante", ne tient pas compte des droits des Libyens, suscite l'ironie du monde, soulignant que l'imposition de telles décisions "ramène les Libyens à l'ère de la militarisation de l'Etat, d'intimidation et de chantage, qui sont censés avoir disparu de manière irrévocable".
-0- PANA  BY/TBM/IBA   23juil2017

23 juillet 2017 14:57:11




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