Des "Blancs" recherchés pour complicité de coup d'Etat

Brazzaville Congo (PANA) -- Deux "étrangers à la peau blanche"  sont activement recherchés par la Police congolaise, pour complicité dans un coup d'Etat visant le renversement du régime du président Denis Sassou N'Guesso, a déclaré dimanche devant les députés, le ministre congolais de la Sécurité, le général Paul Mbot.
Le ministre de la Sécurité a donné cette information, au cours d'une séance d'interpellation du Parlement, diffusée en direct par la télévision et la radio officielles captées dans toute l'étendue du territoire national.
Selon le ministre de la Sécurité, le commanditaire de ce coup d'Etat "en phase préparatoire" serait M.
Nguila Moungounga Nkombo, ancien ministre des Finances sous le régime défunt de l'ancien président Pascal Lissouba, aujourd'hui en exil à Paris.
Appuyés par un groupe de mercenaires "basés quelque part", ces étrangers qui travaillent à Brazzaville, dans des sociétés écrans, avaient pour "mission, de provoquer une insurrection militaire et d'en profiter pour renverser les institutions de la République", a dit le général Mbot.
"Nous sommes informés que ces deux personnes font la navette entre Brazzaville et Kinshasa.
Nous mettrons la main sur elles", a dit Paul Mbot.
Au plan national, a poursuivi le général Mbot, ces mercenaires avaient des complices dans l'armée, notamment le colonel Moussounda en fuite depuis janvier dernier et le capitaine de la Gendarmerie Bertin Ngouari Pangi incarcéré pour avoir organisé le 9 janvier dernier, un vol d'armes dans une caserne de la Gendarmerie à Brazzaville.
Les investigations en cours sur ce vol d'armes ont déjà permis aux enquêteurs, d'interpeller à Brazzaville et à Pointe Noire, une vingtaine d'officiers, sous-officiers et soldats qualifiés par le ministre de la Sécurité  de "complices" dans ce coup d'Etat.
Le ministre de la Sécurité a également déclaré qu'au nombre des complices cités par le capitaine Ngouari Pandi au cours de l'enquête, figurent également de hautes personnalités parmi lesquelles des députés.
Depuis trois mois, les militaires interpellés sont détenus à Brazzaville, dans un lieu tenu secret "pour des raisons d'enquête", a dit le ministre de la Sécurité.
Des ONG des droits de l'Homme dénoncent cette détention prolongée et exigent que ces militaires soient présentés devant la Justice afin de bénéficier d'un procès équitable.

11 avril 2005 08:58:00




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