Départ d’un contingent de 188 militaires burundais pour la République centrafricaine

Bujumbura, Burundi (PANA) - Un premier contingent de 188 militaires burundais a quitté Bujumbura samedi à destination de la République centrafricaine pour une mission de maintien de la paix sous la bannière des Nations unies, a-t-on appris de source sécuritaire dans la capitale burundaise.

Le contingent fait partie d’un bataillon de 850 militaires burundais qui a été préparé pour assurer progressivement la relève de leurs compagnons d’armes en fin de mission de 18 mois dans le même pays, a précisé le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de la Force de défense nationale et des anciens combattants (FDNAC).

Vers la fin de l’année dernière, un contingent de 228 policiers burundais avait été rapatrié précipitamment de la République centrafricaine, sans nouvelle perspective de relève.

Le rôle "répressif" dans la gestion de la crise politique de bientôt deux ans au Burundi avait poussé les Nations unies à se passer des services de policiers burundais en Centrafrique, sous forte pression des organisations locales et internationales de défense des droits humains.

Du côté des militaires burundais, professionnellement mieux réputés, on retrouve encore plus de 5.400 d’entre eux qui évoluent actuellement au sein de la Mission africaine de maintien de la paix en Somalie (AMISOM) dans des conditions jugées toutefois précaires.

Ces conditions ont poussé le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, à séjourner au Burundi du 18 au 19 janvier dernier, notamment pour répondre aux menaces du gouvernement burundais de retirer ses troupes de l’AMISOM pour cause de 11 mois d’arriérés d’indemnités impayées.

Un accord "gagnant-gagnant" a été finalement trouvé et les militaires burundais pourront être prochainement régularisés, ont indiqué les deux parties.

On rappelle que d’autres petites unités de militaires burundais sont actuellement engagées dans des opérations de maintien ou de consolidation de la paix, comme en Cote d’ivoire, en Haiti et au Soudan du Sud.
-0- PANA FB/JSG/SOC 21jan2017

21 january 2017 11:52:41




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