Denis Sassou-Nguesso appelle les partenaires de la Centrafrique à continuer à mobiliser les ressources nécessaires

Brazzaville, Congo (PANA) – Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, a appelé lundi à Brazzaville les partenaires de la Centrafrique à continuer à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les activités liées à l’ensemble de la transition, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du corps diplomatique accrédité au Congo.

"Je lance, une fois de plus, un appel aux partenaires de la Centrafrique en vue de continuer à mobiliser les ressources nécessaires au financement des activités liées à l’ensemble de ce processus", a déclaré le président congolais, qui a ajouté que: "l’évolution encourageante du processus en cours en Centrafrique mérite d’être appuyée, en cette phase décisive devant conduire au dialogue inclusif et, à terme, aux élections en juin-juillet 2015, qui devront consacrer la fin de la Transition".

"J’en appelle à la détermination et à la lucidité du peuple centrafricain, afin qu’il s’approprie ce processus dont l’aboutissement dépend, d’abord et avant tout, de l’engagement total de tous les Centrafricains", a précisé le médiateur international dans la crise centrafricaine, qui a renouvelé son engagement "à soutenir, aux côtés des autres partenaires, ce processus jusqu’à son terme".

Par ailleurs, évoquant les conflits, le président du Congo a indiqué que; "la perpétuation des conflits en Irak, en Syrie, en Libye, pour ne citer que les plus patents, indique que nous devons, en toute objectivité et en toute responsabilité, nous interroger sur l’efficacité de notre manière de vouloir résoudre ces conflits".

Sassou-Nguesso a cité en exemple le cas de la Libye qui "semble aujourd’hui s’orienter irrésistiblement et dangereusement vers sa disparition en tant qu’Etat, tout en constituant une grave menace pour les pays voisins".

"Une action énergique et urgente de la communauté internationale est nécessaire pour conjurer la fatalité" en vue de trouver une solution négociée et pacifique entre les parties en conflit dans ce pays, a lancé le chef de l’Etat congolais.

S’agissant de la République démocratique du Congo, Sassou-Nguesso a dénoncé les violences perpétrées à l’est par les groupes armés sur les populations civiles qui n’ont pas totalement cessé, "même si la situation globale s’est considérablement améliorée".

"Le parachèvement du processus de réintégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 et du désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pourra contribuer, j’en suis persuadé, à la consolidation de la paix dans ce pays frère", a-t-il précisé.

Au Mali, a-t-il dit, "il nous faut encourager les protagonistes des pourparlers en cours sous la médiation dirigée par l’Algérie, de parvenir dans de brefs délais, à un accord qui installe ce pays dans une paix durable qui préserve son unité, dans la diversité de ses populations".

A propos du Soudan du Sud, Denis Sassou-Nguesso a affirmé que la situation demeure préoccupante devant l’intransigeance des parties en conflit. "Il s’agit d’obtenir la mise en œuvre effective des accords signés en vue d’abréger les souffrances des populations qui continuent à payer le lourd tribut de cette guerre fratricide", a-t-il conclu.
-0- PANA MB/TBM/IBA   05jan2015


05 janvier 2015 13:57:31




xhtml CSS