Début d’un symposium en Ethiopie sur la contribution de l’éducation à l’édification de la paix

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – Un symposium panafricain sur l’éducation, la résilience et la cohésion sociale co-organisé par le gouvernement éthiopien, l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le Pôle qualité inter-pays (Pqip) sur l’éducation à la paix, a débuté mercredi dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, indique un communiqué transmis à la PANA.

Ce symposium, qui va durer trois jours, planche sur la manière dont des politiques et des programmes inclusifs, équitables et novateurs peuvent contribuer à une paix durable et au développement du continent africain où trois enfants sur dix vivent dans des zones de conflit et exposés à de nombreux risques.

Le ministre éthiopien de l’Education, Ato Shiferaw Shigute, a noté que l’éducation peut jouer un rôle de protection et de prévention grâce à son pouvoir de transformation en servant de dividende de la paix par la réduction des inégalités, des tensions entre les groupes et le renforcement de la cohésion sociale.

Le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Est et australe, Mme Leila Gharagozloo-Pakkala, a relevé la mission de l’éducation à prévenir et à réduire l’impact des conflits par sa capacité à aider les enfants à se développer et à prospérer.

"Si les bonnes politiques et les interventions sont mises en œuvre, ainsi que la disponibilité des investissements financiers, l’éducation peut être une force motrice dans l’atteinte des Objectifs du développement durable", a-t-elle souligné.

Pour le commissaire de l’Union africaine (Ua) aux ressources humaines, à la science et à la technologie, Dr Martial de Paul Ikoounga, il y a une nécessité à réorienter les systèmes d’éducation et de formation pour répondre aux besoins de connaissances, de compétences, de savoir-faire, de créativité et d’innovation nécessaires à la consolidation des valeurs fondamentales de l’Afrique, puis de promouvoir après le développement durable aux niveaux national, sous-régional et continental.

Quant à la secrétaire exécutive de l’Adea, Mme Oley Dibba-Wadda, qui considère l’éducation comme un instrument essentiel contre toutes les formes de violence, elle a lancé un appel aux gouvernements à appuyer et à développer des approches intégrées, pacifiques et inclusives et des stratégies qui favorisent la mise en œuvre d’un programme global sur la non-violence, la tolérance et la paix en faveur des jeunes.

Ce symposium, auquel prennent part les ministres de l’Education de 16 pays africains dont ceux déchirés par un conflit, va proposer des recommandations concrètes sur les modalités de renforcement des politiques et des programmes du secteur de l’éducation pour faire face aux risques encourus par les enfants. Elles seront aussi axées sur le soutien à la paix et au développement durable en Afrique.

En Afrique subsaharienne, 36 pays sur 45 sont exposés à un risque moyen ou élevé de subir des catastrophes d'origine humaine, le plus haut taux au niveau mondial. En outre, au moins 327 millions d'enfants en Afrique subsaharienne vivent dans des environnements fragiles et la majorité de près de 29 millions d'enfants en âge scolaire qui ne vont pas à l'école se trouvent principalement dans les milieux fragiles et sont particulièrement vulnérables ou exposés aux conflits.

L’Agenda 2063 de la Commission de l’Ua prévoit à l’horizon 2020, le silence des armes et une culture de paix et de tolérance inculquée aux enfants et aux jeunes.
-0- PANA BAL/BEH SOC 01juin2016

01 juin 2016 20:29:51




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