Début à Brazzaville d'un forum de réconciliation nationale en Centrafrique

Brazzaville, Congo (PANA) – Le forum sur la réconciliation nationale et la paix en Centrafrique a démarré ses travaux, lundi à Brazzaville, en vue de ramener la paix dans ce pays, qui connaît une crise humanitaire et sécuritaire depuis mars 2013, avec la participation de 170 personnes représentant des milices en conflit, du gouvernement de transition centrafricain et de pays voisins, a-t-on constaté sur place.

Ce "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" prendra fin mercredi par la signature d'un engagement à cesser "toutes les violences" et d'un "accord de cessation des hostilités" et de "désarmement des groupes armés".

Présidée par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine,  a invité les Centrafricains, réunis à Brazzaville, à s’approprier le processus de retour à la paix dans leur pays.

‘’De plus de plus, nous ne cessons de mettre l’accent sur la nécessité pour vous de s’approprier la paix, le processus de paix, la sécurité, l’unité, la réconciliation nationale et la prospérité dans votre pays que la nature a si richement comblé’’, a précisé Sassou-Nguesso.

Intervenant à la cérémonie d’ouverture, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza a dit que cette rencontre est une occasion de ramener la paix en Centrafrique. ‘’Le moment est donc venu pour arrêter les atrocités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs et les violences faites à l’endroit des populations civiles’’, a-t-elle lancé.

‘’Aujourd’hui, c’est la paix et la sécurité qu’il faut restaurer en Centrafrique’’, a dit Mme Samba-Panza, soulignant qu'il est grand temps de déposer les armes et de s’engager dans la vraie résolution pacifique de la crise en Centrafrique.

La rencontre, qui semblait celle de tous les espoirs, laisse planer, cependant, des doutes sur les conclusions auxquelles elle pourra déboucher du fait de l'absence d'un certain nombre d'acteurs de la crise.

L'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, est représentée, à l'absence de sa branche dissidente. Les milices anti-Balaka (majoritairement chrétienne) sont représentées par un coordonnateur national, car le mouvement n'ayant aucune structure centralisée, celui-ci ne pourra pas parler au nom de tous les groupes éparpillés dans le pays.

Le gouvernement de transition est présent, mais la classe politique et la Société civile se sont divisées sur la question de participer ou non à cette rencontre et toutes leurs composantes ne sont pas représentées à Brazzaville.

Des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Tchad, la République démocratique du Congo et le Cameroun ont envoyé des représentants. L’Union africaine y est aussi présente à cette rencontre des Centrafricains.

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, Les violences intercommunautaires quasi-quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.
-0- PANA MB/IS/IBA  21juil2014

21 juillet 2014 15:33:47




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