Lagos, Nigeria (PANA) - D'anciens militants, qui ont manifesté en faveur de leur intégration dans le programme d'amnistie mis en place par les autorités nigérianes en 2009, ont revendiqué le meurtre commis jeudi de quatre soldats à Bayelsa, dans la région pétrolière du Delta du Niger.
Le journal indépendant, "Vanguard", a cité dimanche le leader du groupe, qu'il a identifié sous le nom de "Victor", qui motive ces actes par le refus du gouvernement fédéral d'intégrer les ex-militants dans le programme d'amnistie dont avaient bénéficié plus de 26.000 ex-combattants.
Le porte-parole des Forces opérationnelles interarmes (Joint Task Force, JTF) déployées dans la région, le lieutenant-colonel Timothy Antigha, a confirmé vendredi la disparition à Bayelsa Creek de quatre soldats, dont un lieutenant-colonel.
Conformément à la tradition militaire, les disparus ne pouvaient pas être déclarés morts, étant donné que leurs corps n'ont pas été retrouvés.
Les équipes de recherche passent actuellement au peigne fin les cours d'eau, pour retrouver les corps des soldats, alors que Victor a déclaré que son groupe n'a tué que trois soldats et gardé le quatrième en otage.
Le Conseiller spécial du président nigérian, chargé du programme post-amnistie au Delta du Niger, M. Kingsley Kuku, a déclaré que seul le président avait la prérogative d'intégrer ceux qui ont déposé les armes après le 4 octobre 2009.
"Conformément à la proclamation de l'amnistie, le bureau est chargé du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion des 26.358 ex-combattants du Delta du Niger qui ont accepté l'offre d'amnistie, au plus tard le 4 octobre, 2009'', a appris "Vanguard", citant les propos de M. Kuku.
"Nous avons fait de notre mieux pour exécuter ce mandat. Nous avons clos la composante désarmement du programme, après avoir recueilli, documenté et détruit publiquement toutes les armes et munitions rendues par les ex-combattants, a-t-il indiqué.
-0- PANA SEG/ASA/SSB/IBA 04mars2012