Croissance forte et soutenue de nombreuses économies sauf en Afrique du Nord

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - En dehors de l’Afrique du Nord, l’activité économique a été soutenue et s’est traduite par un solide taux de croissance, en 2011, selon un document sur la situation économique et sociale en Afrique en 2011 réalisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU) et la Commission de l’Union africaine (UA).

Selon ce document qui sera examiné dès jeudi à Addis-Abeba par un comité d’experts, en Afrique, l’activité économique a été soutenue et s’est traduite par un solide taux de croissance de 4,5% en 2011, confirmant ainsi la reprise de 4,8% enregistrée en 2010.

L’augmentation du PIB réel par habitant (Afrique du Nord non comprise) a été de 2,2%, chiffre qui est proche des 2,5% enregistrés en 2010.

«La croissance hors Afrique du Nord a été due dans une large mesure à l’augmentation des recettes tirées des exportations de produits de base, qui a résulté de la hausse des cours sur les marchés internationaux et de l’accroissement de la demande, en particulier sur les marchés émergents d’Asie», souligne le document.

L’amélioration des termes de l’échange et l’augmentation des recettes d’exportation ont permis à de nombreux pays africains exportateurs de produits de base de se constituer d’importantes réserves de change.

Plusieurs pays ont également continué à diversifier leur production destinée à l’exportation, en renforçant les capacités locales de transformation et de création de valeur ajoutée, ce qui les a aidés à trouver de nouveaux débouchés pour écouler des produits à forte valeur ajoutée sur les marchés émergents à croissance rapide en Asie de l’Est et en Amérique latine.

Comme les années précédentes, la demande intérieure a soutenu la croissance dans de nombreux pays africains et est en passe de devenir aussi importante que les marchés d’exportation dans certaines d’entre eux.

Cette hausse de la demande intérieure est due à une augmentation des financements publics consacrés à de grands projets d’infrastructures, qui ont également contribué à dynamiser les capacités productives de l’Afrique, en particulier dans l’agriculture.

Selon ce document, la croissance a également bénéficié de l’augmentation des Investissements directs étrangers induite par l’amélioration de la gestion économique et du climat des affaires.

La progression des revenus et de l’urbanisation se traduit aussi par une augmentation de la consommation intérieure, qui devient ainsi une importante source de croissance.

La rencontre des experts, qui prend fin dimanche, se tient en prélude à la cinquième réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème «Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale».
-0- PANA IT/AAS/IBA  21mars2012

21 mars 2012 16:59:54




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