Côte d'Ivoire : Le franc CFA, un îlot à préserver, selon le président de la Commission de la CEDEAO

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Marcel de Souza, a estimé lundi, que le Franc CFA, la monnaie commune aux huit États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), est un îlot à préserver au sein de cette communauté économique régionale.

Le président de Souza, qui intervenait lors d'un panel sur le thème : "Intégration et émergence : la place du secteur privé et du partenariat Afrique-France", à l'ouverture des Rencontres Africa 2017 à Abidjan, a soutenu que le franc CFA des huit États membres de l'UEMOA, est un îlot à préserver en attendant la mise en place de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), la monnaie unique de la CEDEAO, dont la mise en place est prévue pour 2020.

Il a dénoncé les attaques contre le franc CFA qui relèveraient d'un raisonnement d'apprentis monétaristes.

Selon lui, ceux qui attaquent le franc CFA n'ont pas proposé une monnaie meilleure qui garantirait la stabilité des économies des États de l'UEMOA.

Il a relevé l'instabilité monétaire du Nigeria qui est la locomotive de la CEDEAO dont la monnaie, le Naira, qui équivalait à un dollar américain, est actuellement de 350 nairas pour un dollar.

Le Président de l'UEMOA, Abdallah Boureima, partage les analyses du Président de Souza, d'autant plus que cet espace monétaire a pris l'option d'une économie de marché ouverte et concurrentielle dans la perspective d'obtenir une croissance forte, continue, durable et inclusive.

Ces prises de position de défense du franc CFA des deux présidents d'institutions communautaires abondent dans le sens de celle du président ivoirien, Alassane Ouattara, faite le 31 août dernier à Paris, qui estimait que cette monnaie était une garantie de stabilité.  

Les contempteurs du franc CFA qui le taxent de monnaie néo-coloniale ne manqueront certainement pas de relever le contexte d'énonciation de ces prises de position qui se font en présence des autorités françaises, et de souligner la perpétuation d'un rapport de dominant à dominé.

-0- PANA BAL/IS/SOC 02oct2017

02 octobre 2017 17:12:29




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