Côte d'Ivoire : Le Sommet UE-UA, qui s'ouvre ce mercredi, entend "investir dans la Jeunesse"

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – La session ministérielle de la Coopération entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) s’est ouverte ce mardi à Abidjan (Côte d’Ivoire), en prélude au 5ème sommet UE- UA prévu demain dans la capitale ivoirienne.

Le thème de ce sommet "Investir dans la Jeunesse pour un avenir durable", interpelle l’Union européenne et son homologue africaine sur la meilleure approche de partenariat qui pourrait offrir aux jeunes africains l’opportunité de se passer de l’immigration clandestine et de la radicalisation, deux maux dont souffre énormément le continent africain à l’heure actuelle.

Dans un communiqué rendu public par l’institution européenne en marge du Sommet, la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini indique que "l’UE veut donner un nouvel élan à son  partenariat stratégique avec l’Afrique, en dépassant son rôle de principal bailleur de fonds pour coopérer davantage sur la sécurité, le climat, l’économie ou l’immigration".

En marge du sommet, une table-ronde de haut niveau a réuni lundi soir à Abidjan, dans le cadre du 6ème Forum des entreprises UE-Afrique, des représentants de l’Union européenne et de l’Union africaine autour du thème "débloquer les investissements en faveur des infrastructures régionales pour accélérer la création d'emplois", dans le cadre du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA).

L'Union africaine de la table ronde est représentée par le directeur de l'infrastructure et de l'énergie à la Commission de l'Union africaine, Cheikh Literiea, le directeur général de l'Agence du NEPAD, le Dr Ibrahim Mayaki, et le directeur de l'infrastructure et du développement urbain à la Banque africaine de développement, Amadou Oumarou, tandis que l’Union européenne y est représentée par Roberto Ridolfi, directeur planète et prospérité, M. Georg Schmidt, directeur régional de l'Afrique subsaharienne et du Sahel au ministère allemand des Affaires étrangères.

D’importantes personnalités continentales et internationales œuvrant dans le domaine des  infrastructures, les acteurs de PIDA, le secteur privé, les bailleurs de fonds et les partenaires au développement ont pris part à ce panel de haut niveau.

Il faut rappeler que le programme pour le développement des infrastructures en Afrique est une initiative de l'Union africaine mise en œuvre par le biais d'un partenariat entre la Commission de l'UA (AUC), l'Agence du NEPAD, la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).

Depuis son adoption en janvier 2012 par les chefs d'Etat et de gouvernement africains, le PIDA a réalisé des progrès dans le cadre de la mise en œuvre et du développement du plan d'action prioritaire PIDA (PIDA PAP), où environ 51 programmes d'infrastructures prioritaires et 430 projets, aux niveaux national et régional, devraient pouvoir retenir l’attention des investisseurs.

Par ailleurs, dans le cadre du Forum UE-UA, l’Union africaine avait délocalisé, vendredi dernier, d’Addis-Abeba à Abidjan, son "Vendredi de la Commission" organisé par le Département des Affaires économiques de la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec le Centre Européen de Gestion des Politiques de Développement (ECDPM) et la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES).

L’événement, développé sous forme de conférence-débat, a offert l’occasion à de jeunes universitaires, fonctionnaires gouvernementaux, représentants de la communauté diplomatique, représentants d'organisations internationales et régionales, et à des membres de la société civile, entre autres, d’échanger sur les cadres de coopération existant entre l’Afrique et l’Europe, à savoir la stratégie conjointe UE-UA (Joint Africa-EU Strategy-JAES) et les accords de Cotonou, ainsi que l’avenir des relations Afrique-Europe dans les dix prochaines années et au-delà.
-0- PANA SSB/IS/SOC 28nov2017

28 novembre 2017 14:12:17




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