Congo : l’OMS appuie la formation d’une équipe pluridisciplinaire pour lutter contre Ebola

Brazzaville, Congo (PANA) - La Représentation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Congo appuie la formation d’une équipe pluridisciplinaire mise en place par le gouvernement congolais lundi à Brazzaville, en vue de préparer une réponse à l’épidémie de la Maladie à virus Ebola (MVE), selon un communiqué de l'agence onusienne transmis mardi à la PANA.

Afin d’aider la République du Congo à renforcer ses capacités à détecter, faire face et contrôler efficacement une éventuelle épidémie de la MVE, la Représentation de l’OMS au Congo, avec l’appui financier du Bureau régional, organise un atelier de formation à l’intention des membres de l’équipe pluridisciplinaire sur la préparation à la réponse à une éventuelle épidémie de la MVE.

Cet atelier, qui se déroule au siège du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, regroupe environ 80 participants en provenance de 7 départements ministériels concernés par la riposte à l’épidémie. Parmi les participants, il y a des médecins de santé publique, des infectiologues, des hygiénistes, des experts du Laboratoire, des vétérinaires, des environnementalistes, des communicateurs, des travailleurs sociaux, des agents humanitaires et des agents de sécurité.

A l’ouverture des travaux, le directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Florent Balandamio, a mis en exergue la vulnérabilité de la République du Congo à l’épidémie de la MVE qui est actuellement en cours en RDC.  "Le mouvement intense des populations, en particulier au niveau de la frontière fluviale et la faiblesse des capacités nationales dans la préparation et la réponse à la MVE constituent des défis majeurs", a-t-il déclaré.

Avec trois départements et cinq districts administratifs du Nord du pays qui sont frontaliers avec la Province de l’Equateur en République Démocratique du Congo où sévit l’épidémie à virus Ebola, la République du Congo est hautement à risques.

De plus, une évaluation rapide réalisée dans ces zones à risques a permis d’identifier un certain nombre de faiblesses à corriger. Ces faiblesses concernent le système de surveillance d’alerte précoce des maladies à potentiel épidémique, la confirmation des cas par le Laboratoire national, la collecte, l’emballage et le transport des substances dangereuses hautement infectieuses, l’existence d’une équipe pluridisciplinaire, la lutte contre les infections et la prise en charge des cas.

De son côté, Docteur Ibrahima Socé Fall, directeur régional Afrique du programme des urgences sanitaires, a insisté sur la nécessité pour les Etats membres de mettre en place les capacités de réponse durable.

Cet atelier, qui va durer 5 jours, portera spécifiquement sur le renforcement de la Surveillance intégrée de la maladie et de la réponse (SIMR) y compris de la MVE, les équipes d’interventions rapides et sur des exercices de simulation.
-0- PANA MB/TBM/IBA  05juin2018

05 juin 2018 08:40:02




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