Congo : Mobilisation des chercheurs face à la fièvre à virus Ebola

Brazzaville, Congo (PANA) – La présidente de la Fondation congolaise sur la recherche médicale, Francine Ntoumi, a déclaré, jeudi à Brazzaville, que les membres des comités d’éthique et les autorités de régulation devraient être en mesure de prendre les bonnes décisions si jamais des cas d’Ebola étaient déclarés au Congo, a annoncé la radio publique.

Mme Ntoumi a souligné, lors de l’atelier sous-régional de formation pour les membres des comités d’éthique et les autorités de régulation sur l’évaluation des protocoles de recherche en situation d’urgence, telle que l’épidémie de fièvre Ebola, qu’elle met à la disposition des participants les clefs pour savoir évaluer les propositions qui pourraient leur être faites en cas de crise.

"Avec cette formation, ils pourront être capables de poser les bonnes questions à ceux qui leur proposeront, soit des médicaments, soit des vaccins. Pour dire oui vacciner nos populations ou dire non, nous ne voulons pas l’utilisation de ce médicament ou les vaccins‘’, a-t-elle indiqué.

Le directeur général du Laboratoire national, Julien Vivien Mombouli a, pour sa part, expliqué que ce sont les comités d’éthique qui vérifient le bien-être des participants à un essai clinique. ‘’Si ce bien-être n’est pas en danger, le comité d’éthique donne son accord à la conduite d’un essai clinique. L’autorité de régulation regarde le dossier technique avant d’autoriser l’importation sur le marché congolais des produits pharmaceutiques‘’, a-t-il précisé.

‘’Nous sommes en situation d’urgence, car il y a une épidémie qui a pris naissance dans le lac Toumba, à Mbandaka, en République démocratique du Congo (RDC), une localité proche du district de Liranga au Congo. Nous pouvons considérer que c’est le corridor du Fleuve Congo qui est affecté. Nous nous préparons donc à prendre la relève pour accompagner l’équipe de la RDC qui fait déjà face à ce problème d’Ebola‘’, a-t-il poursuivi.

Mme Ntoumi a donc appuyé que ces comités devraient être capables de rédiger des procédures sur comment réagir quand il y a une crise. ‘’Comment doivent-ils analyser les protocoles de recherche quand on leur apporte un vaccin expérimental. Quelle question doivent-ils poser et au vu de quelle réponse doivent-ils donner l’aval‘’, s’est-t-elle interrogée.

Cet atelier, qui prend fin le 1er juin, regroupe les membres des comités d’éthique institutionnelle du Congo et de la République démocratique du Congo, du Gabon, de la République centrafricaine et du Cameroun, ainsi que les autorités de régulation pour discuter de la stratégie à suivre quand il y a une épidémie qui se déclare.
-0- PANA MB/IS/IBA 31mai2018

31 mai 2018 14:56:25




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