Conférence internationale de la Cour de justice de la CEDEAO à Bamako au Mali

Bamako, Mali (PANA) - Une Conférence internationale de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s'est ouverte, mercredi, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maiga, sur le thème: "Protection des droits de l’Homme, facteur d’instauration de la paix en Afrique de l’Ouest", a appris la PANA de source officielle.

Les participants, acteurs judiciaires des pays membres de la CEDEAO, vont plancher sur la préservation des droits humains et la lutte contre le terrorisme dans tous ses aspects dans l'espace communautaire.

A l'ouverture de la conférence, qui durera quatre jours, le président de la Cour de justice de la CEDEAO, Jerôme Traoré, a souligné que le thème de la rencontre a été retenu au regard de l’actualité dans la sous-région, marquée par une remise en cause de la paix, de la sécurité mais aussi des droits de l’Homme.

M. Traoré a déploré que: "la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest sont aujourd’hui menacées par divers groupes terroristes qui sèment la terreur et la désolation dans nos familles avec le lot de victimes civiles et militaires qu’ils provoquent".

"Ils tuent, violent et pillent nos populations, détruisent nos économies", a indiqué M. Traoré,  réitérant le soutien de la Cour aux autorités de la sous-région dans cette lutte.

Pour le président de la Cour suprême du Mali, Nouhoum Tapily, "l'espace communautaire de la CEDEAO a besoin de sérénité, de paix pour réaliser les objectifs de développement et pour promouvoir les droits de l’Homme, facteur d’intégration".

Pour sa part, le Premier ministre malien, Soumeyla Boubèye Maiga, a estimé que:" la Cour de justice de la CEDEAO restait une réalisation unique honorant l’Afrique de l’Ouest, parce que le mandat relatif aux droits de l’Homme constitue le pilier des fonctions judiciaires de la Cour de justice de la CEDEAO et  que la caractéristique la plus distinctive du mandat de cette organisation est qu’il n’y a pas d’exigences d’épuisement des recours internes par les victimes de violations des droits de l’Homme avant la saisie de la Cour".

Il a estimé que la fonction de la Cour était unique, parce: "qu'elle travaille avec passion au service de 350 millions de citoyens vivant en Afrique de l’Ouest, appartenant aux nations ayant ratifié la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et les instruments juridiques fondamentaux relatifs aux droits de l’Homme".

Soumeylou Boubèye Maiga a affirmé que les menaces d’aujourd’hui, à savoir le terrorisme, la prolifération des armes, la criminalité organisée, ignoraient les frontières, ajoutant que les droits de l’Homme étaient ainsi bafoués au quotidien.

Selon lui, l’accroissement du nombre de réfugiés et de personnes déplacées internes du fait des guerres civiles, des insurrections et des conflits intra et intercommunautaires nécessite l’instauration d’un cadre de collaboration entre les Etats et la Cour de justice de la CEDEAO qui demeure un repère majeur pour les citoyens ouest-africains.

Pour lui, les conférences internationales que la Cour de justice organise périodiquement sur des thèmes juridiques, aussi importants que variés, participent des efforts communs pour promouvoir et encourager la jouissance pleine et entière par toutes les populations des droits fondamentaux inhérents à la dignité de la personne humaine.

La CEDEAO regroupe, rappelle-t-on, le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée-Conakry, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.
-0- PANA GT/JSG/IBA 19avr2018

19 Abril 2018 11:43:02




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