Conclave à Cotonou des experts de la CEDEAO sur le potentiel élargissement de la Communauté

Cotonou, Bénin (PANA) - Des experts des pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réunissent dès ce lundi à Cotonou pour examiner « les implications du potentiel élargissement de la CEDEAO et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) », a constaté sur place la PANA.

Organisée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la réunion des experts vise à approfondir la réflexion sur les potentielles implications économiques et socio-économiques de l’élargissement de la CEDEAO qui résulterait de l’adhésion du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie.

Pendant deux jours, les experts examineront les potentielles implications de l’élargissement de la CEDEAO sur le chantier de la ZLECA afin d’enrichir les résultats préliminaires du projet de rapport proposé par la CEA en vue de formuler des recommandations pour un élargissement économiquement et socio-économiquement avantageux pour les différentes parties et surtout pour l’effectivité de la ZLECA.

Les experts présents à Cotonou mettront l’accent sur les implications économiques, notamment en termes de flux commerciaux et de recettes publiques, les implications sur le bien-être de la population, afin d’identifier et discuter les principaux défis et enjeux économiques pour la CEDEAO et également pour les candidats à l’adhésion.

« Le marché de l'Afrique est fragmenté en plus de 54 pays et 107 frontières terrestres. Les entreprises sont, dans leurs échanges transfrontaliers, soumis à des tarifs moyens de 6,9% auxquels s'ajoutent des obstacles non tarifaires, comme les retards excessifs dans les procédures administratives et douanières qui peuvent être encore plus lourdes », a déploré M. Rufino d’ALMEIDA, directeur de cabinet du ministre d’Etat béninois chargé du Plan et du Développement.

« Plus de deux décennies après l’entrée en vigueur du Traité d’Abuja instituant la Communauté Economique Africaine en 1994, l’Afrique a réalisé des progrès importants vers son intégration régionale et continentale. Mais le degré d’intégration actuel en Afrique varie fortement à la fois au sein des communautés économiques et entre celles-ci, de même qu’au regard des différentes dimensions de l’intégration », a souligné M. d’Alméida  qui procédait à l’ouverture de la réunion qui prendra fin mardi.
-0-PANA IT/BEH/SOC 25juin2018

25 Junho 2018 22:14:03




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